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Blog de Jean Gabard - Page 22

  • Pourquoi certains féministes font-ils « fausse route » ?

    « un monde en mouvement est un monde qui grimpe la pente, et non pas un monde qui la dégringole. »

    Bernanos

     

     

     

    Pourquoi certains féministes

    font-ils « fausse route » ?

     

    Pourquoi leur idéologie perturbe-t-elle

    les hommes, les femmes

    et surtout l’éducation des enfants  ?

     

    Pourquoi est-il possible de critiquer leurs propos

    sans être ni « macho » ni « réactionnaire » !

     

     

    Au XXIème siècle, des mentalités rétrogrades, survivances de la société patriarcale traditionnelle, semblent encore résister aux conquêtes sociales. Peu de personnes osent cependant s’opposer ouvertement aux revendications des féministes tant elles paraissent légitimes et synonymes de progrès. Mais le sont-elles toujours ?

     

     Au XXIème siècle, qui peut raisonnablement contester le principe de l’égalité devant la loi entre les hommes et les femmes et la nécessité que les droits soient respectés ? 

    Qui peut dénier le besoin d’aller vers plus de parité dans les instances politiques et économiques ?

    Qui peut s’opposer aux mesures visant à empêcher les violences conjugales, les discriminations à l’embauche et sur les salaires … ?

    Qui peut douter du devoir de lutter contre les préjugés sexistes ?

    Les féministes combattent à juste titre l’idéologie de la société patriarcale traditionnelle autoritaire et sexiste. Ils se sont battus pour la justice et luttent encore aujourd’hui pour qu’elle soit respectée. Ils ont fait et font encore ce que devraient faire tous les démocrates qu’ils soient hommes ou femmes.

    Cela veut-il dire pour autant que les féministes ont toujours raison sur tout et que les critiquer équivaudrait à se placer du côté des « machos » et des « réactionnaires » ?

     

    La guerre contre un système patriarcal dépassé mais tenace a été efficace. Elle a été menée par des féministes convaincus, combatifs et organisés. La cohésion indispensable s’est faite autour de slogans fédérateurs mais forcément simplistes et provocateurs.  Comme dans toute « révolution », il a fallu exhiber le danger contre-révolutionnaire pour maintenir la mobilisation des militants et demander beaucoup pour espérer obtenir un peu. Ceci est toujours nécessaire pour maintenir la vigilance et l’ardeur des combattants, mais présente aussi des inconvénients…

    Cette lutte peut, en effet devenir chez certains, une guerre des sexes où l’esprit de revanche n’est pas absent. Celle-ci a pu transformer la juste revendication de démocratie en affirmation et défense d’une idéologie figée qui contribue à développer ce qui est le plus néfaste à la réflexion et au progrès des idées : la pensée binaire ! C’est ainsi que tout critique du féminisme est rejeté comme un pestiféré, dans le camp du mal, avec les sexistes et les réactionnaires. Le projet progressiste est dénaturé au profit d’une idéologie bien-pensante où il devient interdit de se poser des questions.

    Les égarements de certains féministes peuvent s’expliquer par leur réactivité passionnelle qui leur fait adopter comme Vérité, le contraire des idées fausses dont ils peuvent démontrer brillamment le ridicule. Une de leurs principales erreurs, à l’origine de nombreuses autres, porte sur leur vision de la différence des sexes.

     

    Aucune répartition des rôles sociaux n’est inscrite dès la naissance

    Contrairement à ce qu’affirment de nombreux féministes, par conviction ou parce que cela les arrange, le débat primordial sur la différence des sexes n’oppose pas uniquement les « naturalistes »[1] aux « constructivistes »[2]. Ainsi, ce n’est pas parce que les hommes de la société patriarcale ont voulu justifier à tort leur  domination par une différence naturelle, que celle-ci n’existe pas. Ce n’est pas non plus parce qu’ils se sont servis de l’éducation pour renforcer et maintenir leur pouvoir que les  différences ne proviennent que d’une construction sociale sexiste. En effet, toute inégalité à l’âge adulte n’est pas forcément une injustice. C’est pourtant ce que font croire de nombreux féministes.

    Catherine Vidal, éminente neurobiologiste, démontre, s’il en était encore besoin, les erreurs de théories naturalistes. Grace aux nouvelles technologies, elle apporte des preuves concrètes et irréfutables. Elle n’est cependant plus du tout dans la rigueur scientifique lorsqu’elle en déduit que les différences  ne peuvent s’expliquer que par une construction sociale sexiste puisqu’elle ne les a pas trouvées dans le cerveau à l’origine !

    Françoise Héritier, brillante anthropologue, disciple de Levi-Strauss, montre la mise en place de la domination masculine et les conséquences que celle-ci peut avoir sur l’éducation des garçons et des filles. Son analyse est tout aussi convaincante. Est-il cependant autorisé d’en conclure que cette suprématie des hommes et la construction sociale qui en découle sont en grande partie et à plus forte raison seules à l’origine de la différence des sexes ? S’il est aussi possible de reconnaître à l’étude de Françoise Héritier un caractère scientifique, il n’est cependant pas honnête de vouloir accorder la même rigueur à ces déductions. Celles-ci n’engagent que des féministes qui ont intérêt à faire de chaque différence une discrimination pour pouvoir justifier leur combat pour un droit à une égalité totale, utopique !

    Catherine Vidal, Françoise Héritier et d’autres féministes ont tout à fait raison de remettre en cause les théories naturalistes qui voulaient justifier une inégalité en droits entre les hommes et les femmes. Ont-ils pour autant raison de dénier ces différences naturelles et leurs conséquences sur les comportements ? Peut-on par exemple aujourd’hui, raisonnablement  ignorer le rôle de l’ocytocine qui envahit la mère au moment de l’accouchement pour favoriser l’accordage avec son enfant ? Peut-on tout simplement douter qu’une femme puisse être influencée par un corps susceptible de féconder et de porter un bébé ? Peut-on dénier que celle qui a senti, fait vivre en elle et mis au monde l’enfant a non seulement neuf mois d’avance sur le compagnon, mais aussi une approche différente ? Peut-on douter que la petite fille, du même sexe que sa maman, ait envie de l’imiter de même que le petit garçon ait besoin de montrer sa différence ?

    On ne naît pas femme… mais on naît cependant petite fille !

     « On ne naît pas femme, on le devient » mais on naît cependant petite fille ! Catherine Vidal, Françoise Héritier et de nombreux féministes nous montrent  que l’éducation peut entrainer des comportements particuliers et en déduisent que toutes les différences sont voulues et donc injustes.

    Ces féministes, persuadés pourtant de la malléabilité de jeunes esprits feignent d’oublier la structuration du psychisme dans les premiers mois de la vie. Le petit garçon et la petite fille ne perçoivent pas pareillement celle qui leur a donné la vie physique et qui représente leur référence première, leur premier « amour » : la petite fille continue de se référer à celle qui est du même sexe qu’elle alors que le petit garçon est obligé de renoncer à celle avec qui il voulait rester dans la fusion et doit regarder ailleurs. Pour supporter cette souffrance terrible, cette castration psychique primaire, il la refoule en se prouvant qu’il n’a jamais voulu être comme sa maman et qu’il a toutes les raisons d’être fier de son sexe.  Ce petit garçon est ensuite tiraillé entre l’envie de fusionner avec sa maman, de goûter le plaisir de la communion et le devoir de montrer sa différence, d’éviter le risque de vivre à nouveau la rupture. Comment alors ne pas imaginer que cette petite fille et ce petit garçon puissent se structurer différemment et que leur inconscient soit marqué à jamais ?

    Cette différence de structuration ne dépend en rien de la culture de l’époque ou du pays et n’est imposée ni par les hommes ni par les femmes. Elle découle du fait d’être de sexe différent et ceci est la loi de la nature : l’impossibilité d’être « tout » !  

    Pendant des siècles, l’homme a infériorisé les caractères qui se remarquent le plus chez la femme. En les cultivant par une éducation sexiste et en les exagérant, l’homme s’est trouvé un prétexte pour dominer là où il n’y avait qu’altérité et besoin chez lui de refouler une castration psychique insupportable.  Aujourd’hui, des idéologies féministes devenues majoritaires croient qu’il suffirait de supprimer toute construction sociale sexiste pour atteindre l’égalité. Elles se montrent en cela beaucoup plus « politiquement correctes », mais, comme l’idéologie sexiste des hommes, sont tout autant dans le refus d’assumer en adulte la différence inévitable. 

    Par égalitarisme, des idéologies féministes refusent de nommer « féminines » certaines qualités attribuées aux femmes, mais cependant, dans un renversement des valeurs, n’idéalisent que celles-ci alors que les caractères dits « masculins » sont dénigrés. Ils apparaissent comme des défauts dont la mauvaise éducation de l’homme est rendue responsable. Ainsi, la fermeté, la rigueur, l’autorité, la frustration, dont les hommes dominants ont abusés, sont aujourd’hui rayées des méthodes éducatives (quand toute méthode n’apparaît pas déjà suspecte et trop contraignante), pour laisser place à l’improvisation, à la spontanéité et la compassion. Alors que ces caractéristiques ne peuvent être positives que si elles sont utilisées à bon escient, elles le deviennent simplement parce qu’elles sont le contraire de celles dites masculines et liées au « machisme ». L’homme se voit ainsi sommé de faire « un travail sur lui » pour acquérir ces vertus et atteindre si ce n’est l’androgynat, le statut « d’homme nouveau » semblable à la femme.

    Cette vision du monde influence nos comportements. Elle ne peut qu’entraîner le non respect de la différence. N’étant plus reconnue, celle-ci n’est plus prise en compte et n’est plus gérée. Elle devient, entre les hommes et les femmes, non pas une source d’enrichissement mais un sujet d’incompréhension et de conflits stériles ! Alors que pendant des siècles, les femmes étaient considérées comme « des hommes imparfaits », [3] c’est maintenant à l’homme de devoir se comporter comme une femme pour ne pas être considéré comme un attardé ou un malade. L’harmonie dans des rapports est préférée à l’altérité permettant la relation.

    Ces dérives constituent ainsi un frein au « vivre ensemble ». Elles favorisent même un nouveau sexisme alors que leur but était de le bannir. Elles ont surtout de terribles retentissements dans la vie de famille et les enfants en sont les premières victimes.

    Rejetant à juste titre les rôles traditionnels, ces idéologies confondent cependant l’égalité en droits et le droit à l’égalité. Revendiquant une égalité-identité impossible, elles créent la confusion chez des parents modernes qui peinent à se situer pour vivre en couple et éduquer les enfants. Avec ces derniers, en effet, les indispensables fonctions symboliques de père et de mère sont de plus en plus difficiles à jouer. Et les conséquences pernicieuses de cet égalitarisme forcené sont nombreuses. Nous en constatons malheureusement tous les jours les résultats avec la généralisation des enfants-rois sans limites, incapables de vivre en société et d’apprendre à l’école … 

     

    [1] Pour les naturalistes toutes les différences entre les hommes et les femmes s’expliquent par la nature.

    [2] Pour les constructivistes toutes les différences sont construites par la société.

    [3] Aristote

     

     

    Jean GABARD

     

  • Eric Debarbieux aveuglé par son féminisme

    « Tout reste possible tant que nous ne nous enfermons pas dans une idéologie, tant que nous maintenons la possibilité de la discussion d’idées. (…) Le dopage idéologique peut permettre une mobilisation d’énergie à court terme, mais à moyen ou long terme, il faut payer le prix. »

    Michel Puech « Homo sapiens technologicus Philosophie de la technologie contemporaine Philosophie de la sagesse contemporaine »

     

    Eric Debarbieux * aveuglés

    par « son féminisme » ?

     

    De très nombreuses personnes jugent l’essai « Le féminisme et ses dérives » (et parfois son auteur), d’après son titre et même souvent sans même lire son sous-titre « du mâle dominant au père contesté ». Le simple fait d’évoquer des dérives dans le féminisme leur paraît insupportable. Comme s’il n’y avait qu’une seule vision féministe qui, parfaite, n’avait plus à être questionnée, n’avait plus à progresser. Comme si prendre conscience de ses « fausses routes » risquait de favoriser un retour en arrière. Pourtant si le féminisme a constitué une révolution, n’est-ce pas en se bloquant qu’il risque de connaître la chute ? *


    Ces fidèles partisans procurent pourtant du grain à moudre à la critique. En effet leur première dérive n’est-elle pas déjà de ne plus concevoir qu’ils puissent se tromper (ce qui est le propre des adeptes d’une idéologie qui s’enferment dans leurs certitudes) ?


    Ces militants aveuglés par leurs convictions peuvent être, malheureusement, des personnalités chargées de missions importantes et censées nous éclairer sur l’état du monde actuel.


    Il en est ainsi de notoriétés qui du haut de leur bonne conscience, ne prennent plus la peine ni de justifier ni de vérifier ce qu’ils avancent. Parmi elles, Eric Debarbieux, chercheur médiatique, spécialiste des violences, président de l’Observatoire International de la Violence à l’Ecole, président du conseil scientifique des "états généraux de la sécurité à l'école"... Persuadé d’être le détenteur de la Vérité scientifique, il se permet des jugements totalement gratuits. A la page 77 du livre « Les dix commandements contre la violence à l'école » Eric Debarbieux écrit : « Après son brulot intitulé « le féminisme et ses dérives de l’homme dominant à l’homme contesté » 2006 voici ce qu’écrit encore Jean Gabard pour dénoncer les effets de l’idéologie gynocentriste et sexiste que nous subissons : «Enseignant ayant suivi une formation en psychogénèse, je peux constater chaque jour le malaise de nombreux enfants. C’est pourquoi, j’ai voulu comprendre comment la « révolution libertaire et féministe », à laquelle j’ai participé, a pu aboutir, trente ans plus tard, à une telle crise de l’autorité et de la transmission, à une telle perte de repères … En se radicalisant, une vision du monde « féministe » a cependant tendance à devenir, chez des hommes et des femmes, une idéologie qui dérive… J’ai essayé de dévoiler ces dérives, en cherchant leurs origines et en montrant les conséquences de celles-ci dans notre vie de tous les jours et particulièrement dans l’éducation des enfants. (…) Le thème de mes conférences interpelle et incite au débat. Dans un premier temps, j'étudie, en m'appuyant sur l'histoire de notre civilisation, la réaction légitime du « féminisme » contre l’idéologie de la société patriarcale traditionnelle et les bouleversements intervenus dans la famille. J'analyse ensuite les raisons pour lesquelles il est de plus en plus difficile de faire intégrer les limites, ce qui permet de réfléchir à la place que doivent prendre les pères et les mères afin que les enfants acquièrent les re-pères indispensables pour vivre en société, pour apprendre à l´école... pour devenir des adultes responsables. »


    Eric Debarbieux fait-il preuve de bonnes qualités d’observateur ou se contente-il de suivre la bien-pensance en dénigrant ainsi l’essai mentionné ?


    S’il avait lu son contenu au lieu de l’imaginer d’après le titre, il n’aurait pas fait la confusion entre « homme » et « mâle » et ensuite entre « homme » et « père » dans le sous-titre. En effet l’essai ne s’appelle pas « Le féminisme et ses dérives – De l’homme dominant à l’homme contesté » mais « Le féminisme et ses dérives – du mâle dominant au père contesté » ! Et les mots « mâle » et « père » ont un sens !


    S’il avait pris la peine de regarder simplement la couverture, avec attention, il n’aurait pas fait une maladresse aussi grossière !


    Si de plus, il avait lu la quatrième partie « Changer de direction sans retour en arrière » et notamment le chapitre 4 « La fonction de mère et la fonction de père » il aurait constaté que des points de vue différents du sien sur la montée de la violence pouvaient être argumentés…


    Mais Eric Debarbieux préfère qualifier de « brulot » un livre qu’il n’a vraisemblablement pas lu ni même vu ! C’est évidemment plus facile !

    D’autre part Eric Debarbieux se contente de citer quelques extraits d’une présentation (en une page) de mon travail et sans aller plus loin se permet de dire que mon analyse est une « réponse simple » d’une « idéologie commune et pseudo-savante » toujours d’après ce qu’il suppose. …


    Nous ne pouvons donc qu’espérer qu’Eric Debarbieux, qui prétend parler au nom de la science, n’ait pas « observé » les violences à l’école aussi rapidement et avec autant d’aprioris qu’il étudie le travail des autres …



    Dans un prochain article, j’expliquerai pourquoi il me semble que « des » féministes se trompent et ainsi ne simplifient pas la tâche, déjà difficile, qui consiste à vivre ensemble (hommes et femmes) et à éduquer nos enfants dans la famille et à l’école (et pourquoi il est possible de critiquer « des » propos de féministes sans être pour autant un macho et un réactionnaire)...

     

    * Eric Debarbieux, président de l’Observatoire International de la Violence à l’Ecole, président du conseil scientifique des "états généraux de la sécurité à l'école".

    * « La révolution, c'est comme une bicyclette ; si elle n’avance pas, elle tombe » Che Guevara.

     

     


  • Discrimination positive ?

     

    Le Relais Assistantes Maternelles

    Invitent les parents et les professionnels de la petite enfance


    À la conférence


    « La place des pères et des mères pour faire intégrer les limites aux enfants »


    Animée par Jean Gabard


    Vendredi 28 mai 2010

    À 20h30, salle Albéria

    Mairie d’Aubière (63)


    Entrée gratuite

     

     


     

     

     

     

    Discrimination positive ?


    Cela fait maintenant plus de 40 ans que les informations et les analyses sur certains disfonctionnements dans notre société et dans le monde alimentent ma réflexion.

    Enfant d’une famille modeste puis étudiant et enseignant en Histoire et en Géographie, j’ai eu l’occasion d’être sensibilisé à l’injustice et de m’intéresser à ce sujet…

    Ayant fait quelques voyages j’ai pu constater sur place la grande misère de certaines populations. Il m’est même arrivé, bien modestement certes, de participer à des actions de soutien. J’ai pu notamment, avec des amis, aider des paysans sans terre brésiliens avec qui j’ai vécu quelques jours au cœur de l’Amazonie. J’en ai ramené des photos que j’ai présentées plusieurs fois au public.

    Partout, au Brésil, en Inde, au Pakistan, au Maroc, j’ai constaté ce que dénoncent les campagnes d’organisations comme Amnesty International, auxquelles je m’associe parfois.

    Il n’est donc pas question pour moi aujourd’hui (pas plus qu’hier), de nier les injustices dont sont victimes des hommes et des femmes de par le monde.

    Mais militer pour une bonne cause donne-t-il tous les droits ?

    La nécessité d’obtenir des soutiens pour être efficace autorise-t-elle à faire de la propagande et de la discrimination ?

    Le discours militant « fémininement correct » est-il compatible avec la recherche de vérités et de remèdes appropriés ?

    Sommes-nous vraiment dans la clarté, quand à propos de la condition des femmes l’amalgame est fait entre leur situation dans des pays occidentaux démocratiques et développés et leur sort dans des pays en développement connaissant encore des régimes autoritaires moyenâgeux ?

    Sommes-nous vraiment dans la clarté quand le but des campagnes est confondu avec les intérêts de certains mouvements ?

    Que de nombreuses femmes soient victimes de violence et méritent d’être secourues ne supporte aucune contestation. Mais avons-nous un tel devoir de repentance pour que la lutte contre les violences se transforme en une « lutte contre les violences faites aux femmes » ? Cela voudrait-il dire qu’il ne faudrait lutter que contre les violences faites aux femmes ? Celles dont sont victimes les hommes deviendraient-elles tolérables ?


    Le nombre des victimes de sexe féminin exigerait, paraît-il, cette discrimination ?


    Les sociétés, même les plus modernes ont effectivement maltraité les femmes pendant trop longtemps et les inégalités subsistent encore aujourd’hui entre les sexes. Mais au XXIème siècle, dans les démocraties, il y a égalité en droits et toute discrimination est condamnée sauf si elle est « positive ». Mais celle qui concerne notre sujet est-elle réellement « une discrimination positive » ?


    Que des études permettent de cibler les individus qui ont particulièrement besoin d’aide me paraît nécessaire, mais que des statistiques suivant le genre influencent la nature des interventions me semble tenir davantage du combat idéologique que du souci humanitaire.

    En effet « la lutte contre les violences faites aux femmes » n’est-elle pas avant tout une guerre contre « les » hommes qui ont été et qui seraient encore dominants ? Ces derniers, dans leur ensemble, n’apparaissent-ils pas ainsi comme faisant partie de « l’axe du mal » ?

    Ce discours divisant l’humanité en deux camps ennemis, outre le fait qu’il peut surprendre dans la bouche de personnes idolâtrant l’égalité et la non-violence, est-il vraiment adapté pour faciliter une meilleure compréhension et acceptation de l’autre sexe ?

    Il ne faudrait lutter que « contre les violences faites aux femmes » parce qu’elles seraient les plus nombreuses à être victimes de violence ! Cet argument est-il rigoureux ?

    Les chiffres dans ce domaine, ne peuvent qu’être très imprécis : de très nombreuses victimes, des hommes encore plus que des femmes n’osent pas se déclarer.

    D’autre part, s’il y a très peu d’études faites sur la violence envers les hommes, celles qui existent montrent qu’ils ne sont malheureusement pas épargnés.

    Enfin est-il si important de savoir de quel côté se jouent les drames les plus horribles et faut-il se battre à coup de statistiques pour savoir qui l’emporte ? Est-ce vraiment la priorité ?

    Ou alors si seul le camp où les martyrs sont les plus nombreux mérite l’attention ne faudrait-il pas se concentrer sur celui des femmes afghanes au lieu de s’inquiéter des 3% de femmes françaises battues ? (et non 10% comme le laisse entendre certains, qui lorsque cela les arrange confondent violences physiques et violences psychologiques)

    Si vous pensez que cette réalité est inacceptable (ne le serait-elle pas encore s’il n’y avait qu’une seule victime !), comment alors faire l’impasse sur les victimes hommes quel que soit leur nombre ? … et quelle que soit la violence, physique ou psychologique qu’ils subissent !



    C’est pourquoi il me semble nécessaire de lutter contre toutes les discriminations et contre toutes les violences en dénonçant toutes les idéologies qui alimentent le non respect de l’Autre.

    Je viserai bien sûr toutes les idéologies conservatrices ou réactionnaires qui infériorisent des catégories d’individus. Je ne cautionnerai cependant pas davantage les idéologies féministes extrémistes qui, en niant la différence des sexes, entretiennent le ressentiment d’un sexe envers l’autre, empêchent les fonctions éducatives de se jouer avec les enfants et finalement favorisent indirectement … la violence.