06/10/2009

Colloque Être père

Enseignant ayant suivi des formations en psychologie, auteur et conférencier spécialisé dans le domaine de l’éducation des enfants,


je propose d’animer des conférences-débats

pour aider les parents et les éducateurs à réfléchir

- sur leur place dans l’éducation des enfants

- sur les limites à poser et comment les faire intégrer ...

- sur la fonction d’autorité

 


La partie conférence (1 h) permet

en se servant de l’histoire d’expliquer la situation générale actuelle

en se servant d’exemples d’expliquer des situations précises

La partie débat (1 h) permet,

avec l’aide des questions et des témoignages des participants d’entrevoir certaines pistes.

Elle donne aussi des éléments pour poursuivre la réflexion.

 

 


Les éducateurs ressentent de plus en plus la nécessité de l’autorité. Mais si nous ne disons plus qu’« il est interdit d’interdire » comme dans les années 70-80, les limites (et ceux qui les posent) sont toujours plus ou moins suspectées. Après les avoir rejetées en bloc, nous ne savons plus lesquelles fixer et surtout comment.


Il n’y a pas si longtemps encore, la femme, mise en position d’infériorité, cédait l’autorité à un homme qui avait tendance à en abuser. En s’enfermant dans le sérieux et le rigorisme, il se comportait en dictateur qui « faisait sa loi ». En ne provoquant chez ses enfants que l’envie de se rebeller, il ne leur apprenait pas à assumer la frustration : il ne jouait pas la fonction de père et ne leur permettait pas de grandir.


Aujourd’hui, parce que nous avons réagi contre ce type de société injuste et inadaptée, la situation est souvent totalement différente. L’homme, même lorsqu’il est présent, parce qu’il ne veut plus exercer la fonction d’autorité ou parce qu’il ne le peut pas, est trop souvent vécu comme « absent » et c’est alors la maman qui exerce seule l’autorité parentale. Ceci est encore beaucoup plus vrai après une séparation.


Cette femme moderne qui n’est plus écrasée par la présence d’hommes au pouvoir absolu, peut certes avoir des réticences à employer la fermeté avec des enfants qui sont un peu « la chair de sa chair » mais peut très bien se montrer tout aussi capable qu’un homme.

Et pourtant, nous le constatons, de très nombreux enfants n’intègrent pas les limites et ont des difficultés à respecter celles qui se présentent à eux par la suite, que ce soit à l’école ou dans la société.


Mais ceci n’est pas une fatalité !


Si nous voulons sortir des dérives actuelles, sans retomber dans les erreurs du passé, n’est-il pas nécessaire d’inventer un nouveau projet qui, prenant en compte la réalité, redéfinisse les fonctions d’autorités et les façons de les jouer, sérieusement, sans se prendre au sérieux ?


 

 

Mes prochaines interventions

 

à Donzère  (26)

Conférence-débat :  La place des pères et des mères pour faire intégrer les limites aux enfants

organisée par Relais Assistantes Maternelles mairie centre social communal 26290 Donzère

le jeudi 19 novembre 2009   à 20h15



 

à Chambly (60)

conférence-débat :

Les femmes et les hommes dans la société moderne

organisée par : La Parentele

Le 27 janvier 2010 à 20 h 30

 

 

à Evry (91)

conférence : Le féminisme et ses dérives - Du mâle dominant au père contesté

Université du Temps Libre de l’Essonne

Le jeudi 28 janvier 2010 Salle des Fêtes La Villa à 16h45

 

 

au Teil (07)

Colloque  :  Être père aujourd'hui

Université Populaire de Montélimar

samedi 30 janvier 2010   de 9 h à 18 h   Salle Paul Avon   Le Teil


 

 

 

…mes dernières interventions

 

 

 

conférence-débat : La place des pères et des mères dans l’éducation des enfants

organisée par : RAM Riorges (42)

 

Emission de radio RCF : « A votre service – parentalité »

Conférence : Food For Thought,  Bruxelles (B)

Conférence : Action Collective Familles au Centre Social Lou Pasquie, Roussillon (84)

Conférence : Groupe Partenaires Enfance Jeunesse, Paray le Monial (71)

Agora du Nord EDHEC de Lille (débat avec Clémentine Autain),

Emission de radio : RCF radioTO Lille « Vies de famille », (l’autorité parentale)

Conférence : Espace Collectif Petite Enfance et Famille, Saint-Pierre d’Albigny (73)

Emission de radio : « Féminin Singulier » (machisme) Parenthèse Radio

Emission de radio :  « Baby Boom », (Qu'est-ce qu'un bon père?) Parenthèse Radio

Conférence : Centre de loisirs, Saint Paul Trois Chateaux dans la Drôme (26)

Emission de radio :  « Les P’tits Loups », (Education des garçons et des filles) Parenthèse Radio

Conférence : Centre social et culturel Intercommunal Energies de la Piège, Salle-sur-l’Hers (11)

Emission de radio :  « Psycho Famille », (La place des pères…) France Bleu Drôme Ardèche

Emission de radio :  « Des papas et des hommes », (Tous machos … ?) Parenthèse Radio

Congrès « Hommes : état des lieux » Bruxelles (B)

Emission de radio : « A vue d’esprit », (Monsieur fait sa crise) Radio Suisse Romande

Emission de radio : « Secrets d’Enfance », (l’échec scolaire) France Bleu Isère

Conférence : Association Apeser Narbonne (11)

Conférence : M.J.C. Charvieu-Chavagneux (38)

Emission de radio : « Féminin Singulier », (la parité homme/femme…) Parenthèse Radio

Emission de radio :  « Papoul ou pas Papoul », (Un père absent …) Parenthèse Radio

Conférence : Association des Familles Limas (Villefranche sur Saône) (71),

Emission de radio : Les P’tits Loups, (Rapport père-mère…) Parenthèse Radio

Conférence : Centre Social Lavieu Saint-Chamond (42)

Emission de radio : Papoul ou pas Papoul, (La couvade) Parenthèse Radio

Emission de radio : Famille Hebdo, (Au boulot super papa…) Parenthèse Radio

Emission de radio : Café et Chocolat, (La matinale de toute la famille) Parenthèse Radio

Conférence : Centre Social Lavieu Saint-Chamond (42)

Colloque Centre Médical Universitaire de Genève (CH)

 

 

 

Samedi 30 janvier 2010

Salle Paul Avon - Le Teil (07) (près de Montélimar (26))


 

UNIVERSITÉ POPULAIRE

 

DE MONTÉLIMAR


 

Colloque :

 

 

Être père

 

 

 

La figure traditionnelle du « pater familias » tout puissant est en déclin.

On parle encore de pères sévères et autoritaires, mais aussi de papas poules, de pères libérés, de « chefs » de famille, de pères biologiques, de pères éducateurs, de pères démissionnaires ….

On évoque la mort du père.

En certaines circonstances, on l’accuse même d’être responsable des problèmes comportementaux de nombreux jeunes de notre société !

Des mutations sociétales sont apparues : à côté des familles dites « nucléaires », sont nées des familles recomposées, monoparentales et homoparentales entraînant l’apparition de pères vulnérables et revendiquant leur fonction.

De ce fait, en devenant père au XXIème siècle, les hommes se trouvent en situation d’inventer leur paternité.

 

 

Comment donc


être père

 

aujourd’hui ?


 

Accueil

8 h 30

Ouverture

9 h 30

 

Les communications

9 h 30 - 12 h 30


 

Aux origines de la paternité

Christophe TEXIER, ethnopsychologue


 

Rome et le pater familias

Benoît ROSSIGNOL, professeur d'histoire

Romaine, Paris I


 

Evolution du concept de famille

Christian ROULOT, médecin thérapeute


 

Le père et la famille contemporaine

Thierry MICHALOT, chercheur en sciences

de l'éducation


 

Le père, une fonction d’autorité ?

Jean GABARD, professeur d'histoire


 

Les rapports père/enfant

Patricia RIVALS, éducatrice spécialisée


 

Où est le père ?

Joël CLERGET, psychanalyste, écrivant


 

 

Les ateliers

14 h - 15 h


 

Autorité, affect, la juste mesure

Jean GABARD


 

Les premiers liens

Alberto KONICHECKIS


 

La communication non-violente

Jean LIENHART


 

La triangulation : père, mère, enfant

Thierry MICHALOT


 

Comment un petit garçon devient-il un papa ?

Joël CLERGET, psychanalyste, écrivant


 

15 h - 16 h


 

Echanges de pratiques entre professionnels

Patricia RIVALS


 

A la rencontre de quelques pères ...

Benoît ROSSIGNOL


 

Groupe de paroles d’hommes

Christian ROULOT


 

Etre père dans la migration

Christophe TEXIER


 

16 h - 17 h : Restitution des travaux


 

 

Tarifs : journée complète 15 €. Demi-journée 7 €.

Prise en charge au titre de la formation professionnelle : 30 €.


 

 

Contact et réservation :

Université populaire de Montélimar

7 rue Puyguiga

26200 MONTELIMAR

sael.université-populaire@wanadoo.fr

www.universitepopulaire-sael-montelimar.fr<...

 

tél : 04 75 52 31 45

 

 

14/06/2009

Violence et réactions violentes !

 

 

 

Michael Jackson,

symbole de notre société :

un enfant adulte devenu un adulte enfant !

 

 

« Le bonheur est souvent la seule chose qu'on puisse donner sans l'avoir et c'est en le donnant qu'on l'acquiert. » Voltaire


 

 

 

 

 

 

Violence et réactions violentes !


Les femmes ont été infériorisées et dominées. Beaucoup le sont encore aujourd’hui …

C’est malheureusement vrai et c’est la raison pour laquelle je peux comprendre la réaction de  certaines femmes et même leur violence.

Mais permettez-moi de ne pas l’approuver !

 

Je ne cherche pas à stigmatiser les personnes qui peuvent réagir violemment. Mon propos est plutôt de réfléchir sur l’idéologie qui cautionne ces comportements négatifs et qui, pour contrecarrer une idéologie patriarcale dans l’erreur, propose une vision toute aussi erronée.

 

Réagir contre l’infériorisation de la femme différente, était nécessaire (et il faut remercier les féministes de l’avoir fait), mais nier la différence des sexes pour éviter d’avoir à la gérer, ne me semble pas une solution. De la même façon que la discrimination du sexe dit faible (qui était une façon de ne pas assumer la différence) a permis de cautionner la violence de l’homme, la dénégation de la différence des sexes permet de fermer les yeux sur la violence de la femme qui ne laisse pas toujours des traces visibles mais qui est tout aussi destructrice. Cette impunité est non seulement humiliante pour l’homme mais dangereuse car elle décuple sa colère.

 

Refuser la différence des sexes amène à ne pas la prendre en compte et à ne pas respecter l’autre. Ce non respect faisait croire au « macho » que le viol d’une femme n’était « pas si grave que ça » (la fragilité de la femme était vue comme un signe de son infériorité) ! Ce même non respect fait dire aujourd’hui à des féministes que l’homme ne possédant pas la même solidité psychique qu’elles, est responsable de sa faiblesse et s’il se sent blessé : "qu'il fasse un travail sur lui pour y remédier" ! Tout ceci parce qu'une éaction féministe voudrait nous faire croire que les différences sont uniquement dues à une construction sociale sexiste.

 

Le refus de la différence de structuration du psychisme chez l’homme et chez la femme est en fait un refus des limites, un refus du manque et de la frustration.

 

L’humain considéré pendant des siècles comme un enfant qui devait se soumettre cherche aujourd’hui, en réaction, à se libérer de toutes les contraintes et aspire à la toute-puissance. Il refuse la castration au lieu de l’assumer pour devenir adulte. Cette conception de la liberté est mortifère et nous commençons, hélas, à en réaliser les conséquences avec nos « enfants-rois », dans les familles, à l’école et dans de multiples domaines.

 

Il y a encore du chemin à faire pour sortir des erreurs de la société patriarcale et pour corriger les dérives de certaines idéologies féministes !

Mais n’est-ce pas un projet passionnant pouvant donner sens à nos vies ?

 

Jean GABARD

 

 

 

 

 

 

06/06/2009

La place du père dans la famille moderne ?

Comme toute différence, la différence des sexes est gênante parce qu’elle renvoie au manque insupportable. Cette castration est terrible mais il convient de l’assumer pour s’élever !


 

 

 

 

La place du père dans la famille moderne ?


 

La place du père dans la famille a considérablement évolué depuis une cinquantaine d’années et ne paraît toujours pas évidente aujourd’hui : plus que jamais, en ce début de XXIème siècle, elle pose question !


 

Pendant des siècles, les rôles des hommes et des femmes ont été cadrés avec rigueur par la société patriarcale. La marche vers la démocratie a apporté des ouvertures. Aujourd’hui les hommes ne se sentent plus obligés de maintenir une posture rigide et acceptent de dévoiler leur sensibilité. Ils peuvent se permettre d’exprimer leurs sentiments et de participer à des tâches autrefois réservées aux femmes, sans pour autant sentir leur virilité défaillir. Ils sont même des papas beaucoup plus présents, plus proches, qui savent entourer leur famille de leur protection et de leur affection.


 

Si comme l’affirment certain(e)s féministes, il y a égalité entre l’homme et la femme et si toutes les différences ne peuvent qu’être la conséquence d’une construction sociale sexiste, il n’y a alors aucune raison qu’ils ne puissent l’un et l’autre avoir les mêmes qualités et donc les mêmes rôles ! Ils sont donc responsables de leurs capacités et de leurs résultats et ce sera au moins performant à corriger ou parfaire son éducation. Les mentalités doivent changer et on ne peut nier qu’elles ont énormément évolué, malgré les réticences de certains. Parvenir à se défaire des stéréotypes sexistes imposés par la société patriarcale ne reste-t-il pas l’idéal à atteindre et, même s’il y a encore beaucoup à faire, n’est-ce pas déjà un grand succès de la mouvance féministe ? Ainsi, des hommes qui ont pourtant eu moins ou plus tardivement que les femmes les motivations pour se remettre en question, arrivent-ils quand même à sortir de leur rôle de « macho » et à davantage accepter la démocratisation de la société. Certains s’efforcent même de faire oublier leur masculinité assimilée au travers machiste !


 

S’il fallait positiver et rester politiquement correct, il faudrait en rester là. Mais la réalité quotidienne n’a-t-elle pas plusieurs facettes ?


 

On ne peut que se féliciter du recul des comportements sexistes chez les hommes. La nouvelle idéologie égalitariste n’a-t-elle pas cependant tendance à les culpabiliser quand ils n’arrivent pas à être aussi performants que les femmes ? Et pourtant faudrait-il qu’ils le soient ? De quelle égalité est-il alors question ? L’homme doit-il devenir « une femme comme les autres » ? Dans la famille doit-il devenir une seconde maman et doit-il, pour favoriser l’harmonie, entrer dans la dyade maman-enfant comme de nombreux papas s’y essaient avec plus ou moins de succès ?


 

Si l’homme peut « être dans l’affectif » et même dans le ludique avec ses enfants, doit-il pour autant oublier la fonction d’autorité à laquelle les « pères » traditionnels avaient le tord de s’identifier ?

Faut-il pour ne plus dériver vers l’autoritarisme, craindre l’autorité ?

Faut-il pour ne plus dériver vers « le père fouettard », ne plus jouer la fonction de père ?

Faut-il pour rejeter l’autorité paternelle sexiste ne plus distinguer dans l’autorité parentale la fonction de la mère et la fonction du père ?


 

La loi de 1970 donne pourtant l’autorité non pas aux parents mais « aux pères et aux mères » et pointe nettement la différence des sexes !

En effet, il n’est pas certain que l’humain ait intérêt à essayer de contourner la différence et de fusionner avec un autre soi-même. L’infériorisation de l’autre féminin par les hommes du passé en quête de certitude ne peut non plus autoriser aujourd’hui l’humain, fasciné par la toute-puissance, à dénier la limite incontournable. De même la réaction légitime contre des siècles de construction sociale sexiste ne doit pas faire oublier la structuration différente du psychisme chez l’homme et chez la femme, totalement indépendante de la culture. Des différences fondamentales, du fait d’être mis au monde par une femme, ne sont-elles pas visibles chez les hommes et chez les femmes dans les cultures du monde entier et à toutes les époques ?


 

Cette structuration différente du psychisme permet non pas de fixer une « nature » féminine ou masculine, mais de dégager des tendances et des motivations différentes. La maman qui a mis l’enfant au monde n’est perçue ni comme le papa et ni pareillement par les petits garçons et par les petites filles. Fantasmée toute-puissante, elle ne pourra jamais jouer les mêmes fonctions symboliques que le père. Même si elle peut avoir les mêmes capacités, ce qu’elle fera et dira sera toujours interprété différemment par l’enfant. Si elle veut faire preuve d’autorité, elle pourra éventuellement obtenir l’obéissance de l’enfant. Celui-ci cherchera à lui plaire par crainte de perdre son amour, mais il n’est pas certain qu’il apprenne à respecter la loi. En effet, comment pourrait-il intégrer une limite venant d’une personne perçue comme n’en ayant aucune ?


 

Comme toute différence, la différence des sexes est gênante parce qu’elle renvoie au manque insupportable. Cette castration est terrible mais il convient de l’assumer pour s’élever !


 

Il apparaît ainsi que si le papa peut être un bon papa câlin, il a aussi à jouer la fonction d’autorité, apparemment ingrate pour celui qui l’exerce, mais indispensable pour que l’enfant apprenne les limites et sorte de son sentiment de toute-puissance mortifère. Si l’homme accepte de jouer cette fonction, il ne peut l’imposer et elle doit lui être donnée par la maman qui renonce alors à « être toute » pour devenir mère : celle qui nomme le père chargé de dire la loi. Le père et la mère entrent ainsi, pour le bien de l’enfant, dans une « dépendance » qui n’est possible que s’il y a une véritable alliance entre eux !


 

Jean GABARD

suite à l’émission du 2 juin 2009 de R.C.F. : A votre service "Rendez-vous avec la petite Enfance. Quelle place pour les pères aujourd'hui ?" avec Jean GABARD, conférencier, auteur de "Le féminisme et ses dérives - Du mâle dominant au père contesté" Les Editions de Paris"
Prod : Elisabeth Martineau