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Blog de Jean Gabard - Page 8

  • La différence des sexes ?

     

    « Peu de gens sont assez sages pour préférer la critique qui leur est utile à la louange qui les trahit. »

     

    F de la Rochefoucauld

     

     

    17/10/17

     

    "Égalité Hommes / Femmes :

                 c'est pour quand ?"

     

     Le débat dans l’émission flashtalk de LCP FranceÔ France Info n'a pas vraiment eu lieu !

    A cette question  "Égalité Hommes / Femmes : c'est pour quand ?" ,

    j'ai répondu que j'espérais que l'égalité Hommes / Femmes n'arriverait jamais. J'ai dit que j'étais contre l'égalité Hommes / Femmes parce qu'elle était impossible et que j'étais par contre pour l'égalité en droits qu'il fallait à tout prix faire respecter.

    Les réponses n'ont pas porté sur le choix entre égalité réelle ou égalité en droits mais entre égalité réelle et injustice.

    Où y-a-t-il alors débat puisque aujourd'hui personne ne peut dire qu'il n'y a pas d'injustice et pas de sexisme, que tout le monde se dit aujourd'hui pour la justice et que si une personne osait penser le contraire, elle ne pourrait pas le dire en public, tellement c'est aujourd'hui inacceptable.

     Me répondre comme si j'avais dit que j'étais pour l'injustice a permis d'éviter le véritable débat : "égalité réelle ou égalité en droits ?" ou le débat : "toute inégalité est-elle une injustice ?" ou encore plus précisément : "toute inégalité vient-elle de la construction sociale ?"

    Le débat aurait alors porté sur le postulat de l'idéologie du genre, qui est pour moi une dérive, disant que toute inégalité est la conséquence de la construction sociale et donc une injustice. J’aurais alors pu montrer que ce postulat ne peut pas être une « théorie du genre » car il est assez facile de démontrer qu'il est faux, puisque les différences Hommes / Femmes viennent de la construction sociale (qui peut le nier) mais pas uniquement. Les différences biologiques et notamment les hormones ont une influence sur les comportements et donc sur les résultats. Il en est de même des différences de structuration du psychisme dans les premières années des enfants. Cette structuration du psychisme n'est pas dépendante de la culture. Elle est la même dans toutes les civilisations quel que soit le lieu ou l'époque.

    Si en effet, offrir un camion ou une poupée peut avoir de l'influence sur l'avenir d'un enfant, est-ce que le fait de naître dans un corps de femme d'une personne du même sexe ou dans un corps d'homme d'une personne du sexe opposé n'en a pas au moins autant ?

     Malheureusement ce débat n’a pratiquement jamais lieu. Il est beaucoup plus facile de me faire passer (même parfois en allant jusqu'à faire de fausses citations) pour un macho et un réactionnaire (et de se persuader ainsi que l'on a raison puisque alors je ne pourrais qu'avoir tort) plutôt que de se poser des questions et d'essayer d'y répondre ...  Dommage !  Dommage pour la démocratie !

     

     

     

    16/10/17

    Quelques tweets d'octobre 2017

     

     

    Difficile de dire qu'il ne faut pas confondre en droits et égalité, inégalité et injustice. Inacceptable pour l'idéologie dominante

     

    Il faut absolument l'égalité en droits parce que l' est impossible

     

    Pour croire en l' il faut se persuader que toute différence entre hommes et femmes vient de la construction sociale

     

    Les différences F H viennent de la construction social sexiste, des différences biologiques et de la structuration du psychisme

     

    En réclamant l' réelle et non EN DROITS on s'empêche de mieux connaître nos différences et d'apprendre à les gérer

     

    Il y a quand on trouve anormale la différence de l'autre sexe et que toute inégalité devient injustice

     

     

     

    En se persuadant qu’une personne avec laquelle ils ne sont à priori pas d'accord, est sexiste et réactionnaire, beaucoup se persuadent qu’ils ne peuvent qu’avoir raison.

    Cela leur évite de lire les propos de cette personne, de découvrir d’autres points de vue et de se poser des questions.

     

     

    30/08/17

    La différence des sexes !  comment ? pourquoi ?

     

    Quelle que soit la période de l’histoire à laquelle il appartient, l’homme a besoin de dénier l’image de la femme idéale qui s’est gravée au plus profond de son être depuis sa venue au monde.

         Le ventre de la génitrice est pour tout enfant l’univers avec lequel il se confond, un milieu en apesanteur où tous ses besoins sont satisfaits sans avoir à faire d’efforts, sans même avoir à demander. Après « la chute du paradis » qu’est la naissance et dont l’humain garde la culpabilité, le bébé reste encore dans la fusion-confusion avec sa maman, « dans une situation de dyade, un état mental communautaire [1] ». Dans ces premiers jours de la vie où se forme la psyché et la vision du monde, l’enfant (garçon ou fille) vit une première expérience d’amour inoubliable avec sa maman. Il se complaît dans cette « fusion » et c’est en la perdant qu’il réalise combien elle était source de plaisir. La moindre distance lui apparaît extrêmement douloureuse et lui fait réaliser sa dépendance. Il se rend compte combien cette personne est indispensable pour lui et il la ressent formidablement et effroyablement toute-puissante. Alors qu’il découvre la dualité et le monde, l’univers qu’il a quitté lui apparaît a posteriori paradisiaque.  Pour lui, seule une divinité a pu lui apporter ce « paradis ». L’enfant garde dans son inconscient cette image de la déesse créatrice omnipotente qui ne peut avoir mis au monde qu’un dieu tout-puissant. Il se refuse, même en grandissant, à en faire le deuil et reste dans la nostalgie : « Cette première phase, remarque Gérard Mendel, est ineffaçable chez l’homme adulte [2].» Cette image, qui se retrouve dans de nombreux mythes, (Gaïa engendre seule Ouranos, la Vierge Marie…) est une vision fantasmée de la mère que l’humain reporte sur toutes les femmes capables d’enfanter. Ainsi, tout au long de sa vie, il voit dans toute femme qu’il rencontre, non pas une femme telle qu’elle est, mais « La femme » de ses fantasmes. Lacan, voulant rappeler à l’humain que sa vision des femmes est déformée, disait en provoquant : « La femme n’existe pas ». 

         L’image de la femme suscite à la fois fascination et terreur, attirance et rejet. Ces réactions ambivalentes évoluent différemment chez le petit garçon et la petite fille, à partir du moment où dans la relation triangulaire avec la maman et l’homme présent, ils vont entendre la différence des sexes avant de la voir. (Lorsque les parents parlent du garçon et du papa, ils disent «il» alors que lorsqu’ils parlent de la maman et de la fille, ils disent «elle».)

         La petite fille s’aperçoit, en face de la maman qu’elle considère comme une déesse, qu’elle n’est pas elle-même cette déesse. Cependant, elle réalise qu’elle appartient au même sexe et qu’elle va devenir capable d’accomplir à son tour le miracle de la « création ». Elle croit qu’elle possède en elle cette toute-puissance qui ne demande qu’à s’affirmer avec l’âge. En voyant le regard émerveillé de l’homme se poser sur elle et en mettant au monde un enfant, elle obtiendra la confirmation qu’elle est bien « La femme ».  Pour Aldo Naouri, « La mère, enveloppe initiale de la vie qui a poussé en elle, ne cessera pas, en effet, tout au long de la vie de son enfant, d’être perçue par lui comme telle et surtout de se croire elle-même vouée à n’être, de quantité de façons, rien d’autre que cela [3]. »

         Pour le garçon, la situation est tout autre. Il réalise qu’il n’est pas comme sa maman et qu’il ne pourra jamais le devenir. Il va devoir renoncer au modèle auquel il s’est identifié dès le début dans la fusion-confusion. Il se voit contraint « d’encaisser » un terrible interdit : renoncer à la toute-puissance qui l’envoûte. Il est ainsi très tôt, avant d’en avoir conscience, jeté dans la loi. C’est pour lui une castration psychique qu’il ne peut endurer qu’en la refoulant.  Elle est aussi brutale que l’a été l’intervention du chromosome Y pour ne pas donner une gonade femelle, aussi violente que l’action de la testostérone pour en faire un mâle : le bébé mâle n’est pas conçu homme, il le devient et c’est un arrachement.

         La découverte de la différence des sexes entraîne une structuration différente du psychisme chez le petit garçon et chez la petite fille. Pour pouvoir supporter la castration, le garçon l’ignore : il veut croire qu’il n’a aucune raison de souffrir de cet interdit en essayant de se persuader qu’il n’a jamais souhaité être comme sa maman. Alors qu’il est toujours fasciné par « La femme », il cherche à se prouver qu’il ne l’est pas, en déniant la valeur de celle-ci. Il insiste au contraire sur les bienfaits d’être un garçon. Concrètement, le petit garçon exhibe avec fierté son « zizi » et profère avec virulence que « toutes les filles sont nulles ». Ce refoulement est vital pour lui : il lui permet de pouvoir regarder ailleurs d’autres modèles masculins et ainsi de pouvoir se construire différemment de sa maman. Il reste nécessaire tout le temps de sa construction d’homme et perdure jusqu’à ce qu’il arrive à assumer sa non toute-puissance.

        

     

    [1] Didier Dumas, Sans père et sans parole. La place du père dans l’équilibre de l’enfant, Hachettes Littératures, 1999.

    [2] Gérard Mendel, Apprendre à vivre avec l’incertitude, Editions Robert Laffont, collection « Réponses », 1979.

    [3] Aldo Naouri, Le couple et l’enfant, Editions Odile Jacob, 1995.

     

     

     Extrait de "Le féminisme et ses dérives - Rendre un père à l'enfant-roi" 

     

     

     

     

    Mon intervention

     

    au colloque

    des 43emes Assises Nationales

                               des Sages-femmes

     

    où il est question

    d’éducation,

    de « parentalité »,

    de « paternalité »,

    de différence des sexes,

    d’autorité

     

    est maintenant visible sur le lien ci-dessous :

     

    http://www.colloque-tv.com/colloques/43emes-assises-nationales-des-sages-femmes/paternalit%C3%A9

     

     

     

    Merci de votre écoute (possibilité de faire suivre)

     

     

  • Materner ou Eduquer ?

    Autrefois j’étais indécis

    mais à présent

     je n’en suis plus très sûr 

    Umberto ECO

     

     

    22/08/17

    Mon intervention sur la « paternalité »

    au colloque des 43emes assises nationales des sages-femmes

    est maintenant visible sur le lien ci-dessous :

    http://www.colloque-tv.com/colloques/43emes-assises-nationales-des-sages-femmes/paternalit%C3%A9

     

     

     

     

    21/08/17

    Quelques tweets

     

     

    Jean Gabard‏ @Jeangabard  8 août

    Famille, #Ecole Faut-il encore suivre l'idéologie dominante #féministe qui produit des enfants-rois, des nationalistes, des #sexistes... ?

     

     

    Jean Gabard‏ @Jeangabard  20 août

    #Barcelone Quand le père n'a plus l'autorité l'enfant-roi invente des caricatures d'homme macho fasciste djihadiste https://www.youtube.com/watch?v=lkL9Efhnqvc 

     

     

    Jean Gabard‏ @Jeangabard  20 août

    Comment le père peut-il avoir l'autorité quand on croit en l' #égalitéFH (différente de l' #égalité en droits) ?

     

     

    Jean Gabard‏ @Jeangabard  20 août

    Equité justice égalité en droits OUI #EgalitéFH NON ! Il nous faut assumer la différence des sexes pour pouvoir la gérer avec intelligence

     

     

    Jean Gabard‏ @Jeangabard  31 juil.

    Nous sommes dans le #sexisme quand nous refusons d'assumer la différence des sexes ( #théoriedugenre ) http://www.paristribune.info/L-egalite-hommes-femmes-une-revendication-sexiste-_a7554.html 

     

     

    Jean Gabard‏ @Jeangabard  29 juin

    Demander l' #EgalitéFH et la parité est un refus d'accepter la différence : c'est du #sexisme...(seule l'égalité en droits est souhaitable)

     

     

    Jean Gabard‏ @Jeangabard  20 juil.

    Confondre égalité en droits avec #égalitéFH n'est possible que si l'on croit qu'il existe une #théoriedugenre, or https://www.youtube.com/watch?v=lkL9Efhnqvc 

     

     

    Jean Gabard‏ @Jeangabard  14 juin

    Pour pourvoir demander l'égalité et la parité totale entre les hommes et les femmes il faudrait qu'il y ait une #théoriedugenre

     

     

    Jean Gabard‏ @Jeangabard  14 juin

    Il n'y a pas de #théoriedugenre parce que le postulat des Etudes sur le genre est faux. Et il est facile de le démontrer aujourd'hui.

     

     

     

    Jean Gabard‏ @Jeangabard  21 juin

    Pour pouvoir exiger la #parité il faudrait que les différences F/H de comportement et de résultat ne viennent que de la construction sociale

     

     

     

    Jean Gabard‏ @Jeangabard  14 juin

    #genre LES différences de comportement et de résultat entre hommes et femmes ne viennent pas (uniquement) de la construction sociale

     

     

     

    Jean Gabard‏ @Jeangabard  

    Pas de #théoriedugenre Les différences hommes/femmes viennent de la construction sociale, de la biologie et de la structuration du psychisme

     

     

     

    Jean Gabard‏ @Jeangabard  29 juin

    Dans l' #éducation il ne faut pas confondre les rôles traditionnels d'homme et de femme et les fonctions symboliques de père et de mère

     

     

     

    Jean Gabard‏ @Jeangabard  29 juin

    #théoriedugenre Dire qu'il ne peut pas y avoir d' #égalitéFH ne veut pas dire qu'il ne doit pas y avoir égalité en droits

     

     

     

     

     

     

     

    15/05/17

    Le samedi 20 mai 2017, à 17 h

    j'anime une conférence-débat ( " Ecole maternage, éducation. La place du père et de la mère dans la famille et à l'école ")

    à l'Université du Temps Libéré des Pays du Lot,

    à Prayssac

    http://utlpl.free.fr/ 

     

     

    Education et démocratie ?

     

    En matière d’éducation le travail ne manque pas. On ne s’est jamais autant préoccupé qu’aujourd’hui de donner à nos enfants « une bonne éducation » et l’Ecole qu’ils fréquentent a été, elle aussi, considérablement améliorée ces cinquante dernières années…

     

    Comment se fait-il, alors, qu’un certain nombre de ces enfants, puissent avoir encore des difficultés à respecter les règles de vie en société, à se motiver pour travailler et s’instruire ? 

     

    Comment les éduquer, avec quelle place pour la mère et pour le père, pour qu’ils deviennent des adultes responsables, capables de faire progresser le « vivre ensemble » dans notre démocratie ? 

     

    C’est ce à quoi je vous invite à réfléchir dans mon essai : « Materner ou éduquer – Refonder l’école » et dans les conférences-débats (destinées à tout public), que j’anime.

     

     

     « MATERNER ou EDUQUER - Refonder l’école »Collection Actuels, Les Editions de Paris Max Chaleil,  rue des Saint-pères 75007 Paris, mai 2016, ISBN :978-2-84621-231-1,   9 €

     

     

    Il se peut que mes propos dérangent 

     

    mais ils sont compréhensibles par tous,

    respectueux des femmes et des hommes

    et ont pour seul projet de faire avancer la réflexion.

     

     « Le livre de Jean GABARD, Materner ou éduquer - Refonder l'école est clair, original, intéressant »  Philippe Arondel,  Radio Fréquence Protestante

    https://frequenceprotestante.com/diffusion/midi-magazine-13092016/

     

     

     

    Jean GABARD

    Auteur   conférencier

    relations hommes / femmes   éducation des enfants

    jeangabard@jeangabard.com  

    http://blogdejeangabard.hautetfort.com

    http://www.jeangabard.com

    https://www.facebook.com/jean.gabard.14

    https://www.facebook.com/jeangabardofficiel   

    @jeangabard

    N°SIRET 510 854 953 000 13

     

     

     

  • « J’accuse » Jean-Raphaël Bourge de fausses citations et de propos diffamatoires

     

    Mettre les personnes dans des cases

    en les diffamant

    évite de réfléchir et de débattre

     

    Pour me contacter par mail : ma nouvelle adresse

    jeangabard@jeangabard.com

     

    21/02/17 

     

    Bonjour

    Il se peut que mes propos dérangent certains féministes qui n’arrivent plus à concevoir qu’ils puissent être critiqués.

    (il est pourtant heureux qu’un point de vue dérange sinon à quoi servirait-il de l’écrire et de le lire) 

    Mes propos ne sont pourtant

    ni réactionnaires

    ni sexistes !  

     

    Se convaincre qu’ils le sont après avoir suivi aveuglément des personnes qui s’en sont convaincus, évite, il est vrai, d’avoir à les lire attentivement et de se poser des questions (ce qui n’est jamais rassurant) en se donnant bonne conscience.

    Faut-il pour autant, quand on ne trouve pas de justificatifs à ses condamnations de l’auteur, déformer ses propos et à plus fortes raisons les inventer (voir ci-dessous les preuves de ces fausses citations) ?

    Faut-il ensuite, même si ce n’est pas très honnête, les répandre pour me rendre infréquentable et me mettre à l’écart ? Faut-il, même si ce n’est pas du tout démocratique, s’en servir en exerçant des pressions pour m’empêcher de parler comme à Mornant, Bruxelles, Paray le Monial,  Banuyls, Saint-Genis les Ollières (voir ci-dessous) , Craponne-sur-Arzon, Lyon Vaise … ?

    Certains n’hésitent pas à franchir le pas et ce sont ces personnes et leurs méthodes totalitaires que je dénonce. *                                        

    En démocratie, que ces personnes prétendent pourtant défendre, la liberté ne consiste-t-elle pas, entre autres, à savoir se défaire de ses préjugés (de ses stéréotypes !) et à savoir juger par soi-même ?  

    Pour progresser ne faut-il pas accepter la différence et l’insécurité qui nous permettent de nous poser des questions et d'apprendre ?

    N’est-ce pas un moyen d’éviter le racisme, le sexisme, tous les intégrismes et tous le extrêmes ?

     

    https://www.change.org/p/centre-hubertine-auclert-défendre-les-droits-des-femmes-en-respectant-les-droits-de-l-homme?recruiter=54601905&utm_source=share_petition&utm_medium=twitter&utm_cam

     

     

     

    Ci dessous un mail intercepté (qui m’est parvenu par des amis lors de "l'affaire de Saint Genis les Ollières") montrant les conséquences que peuvent avoir la déformation de propos et les fausses dénonciations :

     

     

    De : <clas@no-log.org>
    Date : 10 janvier 2014 15:33
    Objet : URGENT ! ALERTE conférence masculiniste organisée par le CCAS de St Genis les Ollières le 14 janvier]
    À : 
    femmessolidairesrhone@gmail.com


    Bonjour,

    Voici l'info à transmettre rapidement à toutes les associations féministes
    et pro-féministes susceptibles d'alerter la mairie de St Genis les
    Ollières pour faire annuler cette conférence de Jean Gabard qui a lieu ce
    mardi 14 janvier.

    Il faut savoir que le site mascuwatch a classé Jean Gabard dans la
    catégorie des "gurus" du masculinisme. Ce dernier a notamment écrit un
    bouquin anti-féministe et attaque la légitimité des études relatives au
    genre en instrumentalisant la parentalité et les enfants.

    La responsable du CCAS m'a rappelé pour me dire qu'elle ne pourrait pas
    faire annuler cette conférence sur l'unique base d'un unique appel
    téléphonique. Néanmoins, elle m'a dit qu'elle prenait note des
    informations que je lui ai transmises et qu'elle allait interroger, le
    planning familial de Tassin, Jean Gabard et sa hiérarchie. Je lui ai dit
    aussi que l'info allait circuler parmi les association féministes du Rhône
    et qu'en cas de non annulation de cette conférence il y aurait
    certainement une ou des actions visant à dénoncer le fait que l'argent
    public aura servi à diffuser la propagande masculiniste. Si d'autres
    personnes téléphone à cette mairie, il n'est donc pas impossible que nous
    obtenions l'annulation de cette conférence.

    Salutations féministes,
    Mélusine Vertelune pour le Collectif Libertaire Anti-Sexiste.

     

     

     

     

     

    08/02/17

     

    Jean-Raphaël Bourge fait de fausses citations.

    Des preuves ?  Il suffit de comparer ce qu'il écrit et ce que j'ai écrit

     

    Voici ce qu'écrit Jean-Raphaël Bourge dans "Masculinisme et relativisation des violences faites aux femmes : détournement et instrumentalisation des recherches féministes"  page 70 des Actes du Colloque : Violences envers les femmes

     http://www.centre-hubertine-auclert.fr/sites/default/files/fichiers/hub-actes-7-relaissenart-web.pdf 

     

    Jean Gabard (professeur d’histoire géographie), dans son ouvrage Le féminisme et ses dérives ; Du mâle dominant au père contesté, au chapitre 7, titré « Quand la non-violence engendre la violence »11, écrit que « les théories féministes non violentes (sic) engendrent des garçons violents, le féminisme produit de la violence masculine ». L’usage de la violence comme caractéristique du masculin serait en fait une construction stéréotypée pour justifier un féminisme dominateur dont les « vraies » victimes seraient en définitive les hommes. Gabard pense que « Les stéréotypes desservent d’abord l’homme : son image de force devient sa faiblesse et l’image de faiblesse de la femme devient sa force »12. 

    ...

    11 GABARD Jean, Le féminisme et ses dérives - Du mâle dominant au père contesté, Paris, Les Éditions de Paris, p.117-119.

    12 Ibid. p. 67

     

     

     

    Voici ce que j'ai écrit page 67 de "Le féminisme et ses dérives - Du mâle dominant au père contesté"  devenu après la réédition en 2011 "Le féminisme et ses dérives - Rendre un père à l'enfant-roi".

     

    passe ainsi par la libération de leur posture et de leur gestuelle. Nombreuses à ne plus supporter d’être définies par rapport à leur sexe, elles peuvent pourtant exposer avec assurance et innocence les emblèmes vivants de leur féminité. Femmes objets de désir, elles se comportent instinctivement en sollicitant les pulsions des mâles et ceux-ci doivent faire appel à leur raison, se comporter en pur esprit et n’avoir qu’un désir « flottant » [1] ! Le regard qui n’a plus rien à déshabiller doit rester fuyant et anonyme. Le mâle séduit ne doit pas regarder ce qui est fait pour l’attirer. Il doit surtout éviter de manifester un désir qui pourrait être interprété comme une « proposition sexuelle non voulue », autrement dit du harcèlement sexuel. Quand on sait que chez lui, tout désir suscité et non assouvi n’apporte que frustration, il devient alors possible de comprendre son manque de naturel. Pourtant, si les hommes ne culpabilisaient pas autant par rapport aux femmes, ne pourraient-ils pas, pour imiter les « va-t-en guerre » américaines, accuser d’exhibitionnisme et même de harcèlement sexuel les adeptes de la mode libérée ? Cette exposition des corps n’est-elle pas un «  comportement non verbal ou physique à connotation sexuelle » [2] et « une proposition sexuelle non voulue » ? Les hommes ne sont-ils pas « agressés » continuellement et sans leur consentement par un environnement de plus en plus érotisé ? Ne leur arrive-t-il pas d’être captivés et même de perdre la tête sans l’avoir recherché ? Il serait possible d’en rire, si certains ne la perdaient pas au point de ne plus savoir « où ils habitent » en reniant femmes et enfants et si d’autres plus ou moins frustrés et frustres ne laissaient alors la voie libre à leur spontanéité, voire à leurs pulsions. Si l’abus de pouvoir des hommes prenant plaisir à « prendre le corps » des femmes sans leur consentement doit être considéré comme un crime odieux, est-il obligatoire que l’abus de la toute-puissance de certaines femmes prenant plaisir à « prendre la tête » des hommes devienne la norme ? Comme le dit Tony Anatrella, « dans ce cas, nous sommes en plein déni corporel (…) teinté d’exhibitionnisme, car il s’agit bien là de montrer ce qui habituellement est érotisé [3]. »

     

    Voici ce que j'ai écrit pages 117, 118, 119 de "Le féminisme et ses dérives - Du mâle dominant au père contesté"  devenu après la réédition en 2011 "Le féminisme et ses dérives - Rendre un père à l'enfant-roi". 

     

    Chapitre 7    

    Quand la non-violence engendre la violence

     

         Pour supprimer la violence dont la domination mâle a été rendue responsable, l’idéologie soixante-huitarde, « féministe » et pacifiste s’en est prise à la fonction paternelle et a voulu libérer la nature féminine. La raison trop guindée a été mise de côté pour favoriser des rapports spontanés et apaisés. Cependant, comme le remarque Daniel Sibony, « au nom du refus de la violence, on produit des violences plus extrêmes [1]. » En effet, de même que les Accords de Munich n’ont pas empêché la guerre, de trop zélés partisans de la paix se retrouvent malgré eux artisans de la violence. Celle-ci est même souvent proportionnelle à l’évanouissement du conflit et peut se révéler plus terrible que celle que l’on a voulu éviter.

         Dans la société féminisée où doit régner l’harmonie, l’adversité et la différence sont censées ne plus exister entre proches. Comme il n’est plus « normal » de manifester de l’agressivité contre quelque chose ou contre quelqu’un, les rapports entre les personnes deviennent caricaturaux. « Les partenaires, constatent Edmond Marc et Dominique Picard, ne voient plus la possibilité de communiquer en dehors d’une stricte symétrie ou d’une rigoureuse asymétrie ; ils rigidifient alors leur relation dans une forme stéréotypée et caricaturale de rapport à l’autre [2]. »

         L’amour et la non-violence servent parfois à justifier le laxisme de certains parents modernes qui ne savent plus eux-mêmes quelles valeurs défendre. Pour faire preuve de « tolérance » les valeurs jugées trop normatives ne sont plus affichées. Les discussions sont étouffées par des parents trop «cool», qui ont peur de mettre en lumière des divergences et préfèrent « positiver ». Le conflit « père de toute chose » [3], qu’il faut pourtant, suivant le philosophe Etienne Gruillot [4], « apaiser parfois, mais (…) assumer, toujours » est délaissé en même temps que la fonction de père.

         Les enfants qui se sont identifiés au vent ont tendance à devenir des adolescents tempêtes. Ne rencontrant pas d’opposition avec des parents-copains, ils ne peuvent évacuer leur agressivité naturelle alors qu’ils ont besoin de cet affrontement pour se construire et devenir adultes. Les conflits étouffés ressurgissent parfois quelques années plus tard avec une violence décuplée contre les autres ou contre eux-mêmes. Comme le remarque Nicole Jeammet, « les parents qui en comblant tous ses désirs, ne donnent aucun motif de révolte ni de reproche à leur enfant, l’obligent à retourner sa haine contre lui-même [5]. » La rage qui s’est accumulée à force de ne pas trouver de compétiteur va parfois exploser pour un rien et prendre des proportions exagérées.

         De plus en plus de jeunes qui n’ont pas appris à faire des demandes en prenant le risque d’un refus et à formuler des désaccords, communiquent parfois avec leurs parents par lettres recommandées ou par l’intermédiaire d’un avocat. Ainsi certains parents sont assignés au Tribunal de Grande Instance pour une demande de pension alimentaire servant à financer l’autonomie de leur progéniture avec laquelle ils étaient persuadés d’entretenir de bonnes relations [6].

         L’expression et la confrontation des idées qui n’ont pas eu l’occasion d’être travaillées laissent la place à la spontanéité et à l’action immédiate. Les coups remplacent alors la réflexion et la parole. N’ayant pas connu les interdits, des enfants se retrouvent seuls face à leurs pulsions. Certains en arrivent à frapper leurs parents qui se culpabilisent et cèdent au chantage. « Quand les pères ont peur de leurs enfants, quand les maîtres ont peur de leur élèves, la tyrannie n’est pas loin » disait déjà Platon.

         De nombreux jeunes aujourd’hui éprouvent le sentiment d’être exclus et victimes tout en étant incapables d’en désigner ni les raisons ni les responsables. Incapables d’analyser leur situation et ne trouvant pas d’objet à leur « galère », ils enragent de ne pouvoir s’affronter à un adversaire. Ils se sentent rejetés. Ne pouvant ressentir de la haine pour quelqu’un ou quelque chose, ils ont « la haine » tout court [7]. « La haine » est, comme le dit Jean Baudrillard, « une violence virtuelle. (…) une violence nerveuse en quelque sorte, comme on parle d’une grossesse nerveuse, et qui, tout comme celle-ci, n’accouche de rien du tout, n’est fondatrice ni génératrice de quoi que ce soit.(…) La haine est plus irréelle, plus insaisissable dans ses manifestations que la simple violence.(…) C’est pourquoi il est si difficile de s’y opposer, que ce soit par la prévention ou par la répression. On ne peut pas la démotiver, puisqu’elle n’a pas de motivation explicite. On ne peut pas la démobiliser, puisqu’elle n’a pas de mobile. On ne peut guère la punir, puisque la plupart du temps elle s’en prend à elle-même : elle est le type même d’une passion aux prises avec elle-même [8]» Cette violence sans objet et stérile se retourne contre les individus eux-mêmes. Elle les fait parfois se détester et les entraîne dans la spirale d’une douloureuse dévalorisation de soi.

         Quand toutes les racines ont été oubliées, quand toute morale, toute éthique se sont évanouies, quand tout revêt la même valeur et qu’avec « l’evelynethomatisation » généralisée l’individu peut devenir le centre de l’univers et tout justifier en disant « c’est mon choix » [9], la violence n’a plus de limite. Certains tombent dans le nihilisme le plus destructeur et la barbarie devient l’usage ludique de la « liberté ». « Si Dieu n’existe pas, tout est permis » disait un personnage de Dostoëvski. L’absence de barrière permet de tout détruire. Cette tentation est d’autant plus grande que le pouvoir de nuisance devient un moyen d’être pris en compte [10].

         Contrairement à ce que souhaitait l’idéologie « féministe » et pacifiste, le refus de tout ce qui est « artificialisation » de la nature, de toute sophistication, la mise à l’index de la raison castratrice n’aboutissent pas à la paix mais à la « déshumanisation » et à la violence la plus barbare.

     

     

    [1] Daniel Sibony, « La haine, c’est quand on ne veut plus rien partager », propos recueillis par Isabelle Taubes, Psychologie Magazine, n° 202 Nov. 2001.

    [2] Edmond Marc et Dominique Picard, « Face à face : les relations interpersonnelles », Hors Série Vivre ensemble, Sciences Humaines n° 33, Juin-Juillet-août 2001.

    [3] Héraclite

    [4] Etienne Gruillot, Petite chronique de la vie comme elle va, Le Seuil, 2002.

    [5] Nicole Jeammet, Les violences morales, Odile Jacob, 2004.

    [6] D’après l’article 203 du Code Civil, les époux ont obligation d’élever, de nourrir et d’entretenir leurs enfants.

    [7] La haine, film de Matthieu Kassovitz, 1995.

    [8] Jean Baudrillard, « Le degré xerox de la violence », Libération, 2 oct. 1995.

    [9] C’est mon Choix, émission de France 3  animée par Evelyne Thomas.

    [10] André Glucksmann, Dostoievski à Manhattan, Robert Laffont, 2002.

     

     

    [1] Jean-Claude Kaufmann, Corps de femmes, regards d’hommes, sociologie des seins nus, Nathan, 1998.

    [2] Termes employés par le projet de directive européenne contre le harcèlement sexuel.

    [3] Tony Anatrella, Le sexe oublié, Flammarion, 1990.

     

     

     

    Merci de signer la pétition sur le lien ci-dessous, afin que la morgue de ceux qui se croient puissants et tout permis ne l’emporte pas sur la sincérité d’un auteur qui refuse la pensée unique et veut simplement inciter à la réflexion. 

    https://www.change.org/p/centre-hubertine-auclert-défendre-les-droits-des-femmes-en-respectant-les-droits-de-l-homme?recruiter=54601905&utm_source=share_petition&utm_medium=twitter&utm_cam

     

     

    30/01/17 

     

    « J’accuse »

    Jean-Raphaël Bourge

     Doctorant en science politique à l’Université Paris 8 (Laboratoire Théories du politique - LabTop Université Paris 8) Spécialiste notamment des questions de genre et sexualités.

    de fausses citations

    et de propos diffamatoires 

     

    page 70 de Actes du Colloque :

    Violences envers les femmes

    http://www.centre-hubertine-auclert.fr/sites/default/files/fichiers/hub-actes-7-relaissenart-web.pdf