01/11/2007

maternité et identité masculine

La Maternité de Genève et l’identité masculine

 

 

En 2007, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) fêtent les 100 ans de la Maternité, 100 ans d’excellence au service de la communauté genevoise. Le programme des manifestations publiques en relation avec cet anniversaire se terminera le 8 décembre par une journée de réflexion sur le thème « La Maternité de Genève et l’identité masculine ».

 

 

Notre société a un besoin urgent de réfléchir à la position de l’homme dans une structure sociale en mouvement où la femme a su définir son rôle, ses ambitions et ses valeurs. Il est temps que les hommes se définissent par rapport à l’évolution des esprits et qu’ils se positionnent d’une façon claire et surtout positive, face au rôle qu’ils veulent s’attribuer et défendre, pas nécessairement face à la femme, mais face à la société entière et, surtout, face à eux-mêmes. La Maternité de Genève nous paraît, pour de multiples raisons, être un lieu idéal pour aborder ce sujet !

 

 

 

Les organisateurs espèrent apporter avec ce colloque une mise au point de la situation actuelle en offrant leur tribune à un large spectre de sensibilités, pour réfléchir sur le chemin parcouru, et, peut-être, chercher une meilleure orientation pour l’avenir.

 

 

 

Professeur Jean-Bernard Dubuisson

 

Dr Manuella Epiney, Chef du département

 

Dr Francesco Bianchi de Micheli, PhD de gynécologie et d’obstétrique

 

Dr Pierre Schaefer,

 

Hôpitaux universitaires de Genève organisateurs du colloque

 

 

 

 

L i e u d u c o l l o q u e

 

Centre médical universitaire (CMU), salle 250

 

Rue Michel Servet 1, Genève – Bus : 1, 3, 5 – arrêt Claparède

 

 

 

 

 

Interventions

 

 

 

Willy Pasini    Le chevalier sans cuirasse

 

Jean Gabard    L’évaporation de l’homme

 

Eliane Perrin    La décision du père face à l’avortement

 

François Ansermet    L’homme et le père dans la procréation

 

François-Xavier Amherdt    La condition masculine et l’Immaculée. Un homme, une femme et Dieu?

 

Cécile Daumas    Qui a peur du deuxième sexe ?

 

Alexis Burger    Film Le souffle du désert

 

 

 

 Pour participer à cette journée de réflexion

 

 S’inscrire avant le 30 novembre 2007 

 

(HUG, Département de gynécologie et d’obstétrique, Mme Sandrine Partridge Oberson, Bd de la Cluse 30,

 

CH-1211 Genève 14)

 

ou par fax au +41 22 372 43 80 ou par courriel à l’adresse:

 

pierre.schaefer@bluewin.ch.

 

23/10/2007

Lien Social

LIEN SOCIAL

Publication n° 857 du 18 octobre 2007       Livres de la semaine          Thèmes : Femme.

Le féminisme et ses dérives. Du mâle dominant au père contesté

Auteur(s): Jean Gabard - édition de Paris Max Chaleil, 2006 (156 p. ; 16 €)

 

Est-il possible d’apporter une critique au féminisme, sans prendre le risque d’être traité de phallocrate réactionnaire ? C’est dans cette tentative que se lance Jean Gabard avec habileté. On trouvera toujours ici et là une affirmation qui, sortie de son contexte, pourra déclencher l’ire des bonnes consciences (comme, par exemple, la présentation comme « comparable » de la violence physique dont se rendent trop souvent coupables les hommes dans le couple et la violence psychique dont seraient responsables les femmes…).
Pour autant, l’idée développée par l’auteur est tout à fait intéressante : si le monde est bien loin de vivre une prise du pouvoir par les femmes, il n’en subit pas moins une féminisation rampante. Pendant des milliers d’années, les valeurs présentées comme masculines ont dominé : la raison, la loi, la maîtrise, le travail, la distance, la froideur, le force, la bravoure. Insidieusement, puis de plus en plus ouvertement, d’autres valeurs dites féminines sont venues s’imposer : la sensibilité, la spontanéité, la proximité, la douceur, la tendresse, l’authenticité, la sincérité… L’émergence de ces qualités que doit posséder l’homme, pour être considéré et reconnu, relève d’une mécanisme de généralisation de ce que l’auteur appelle un « gynocentrisme ». On retrouve ce mouvement dans des pratiques éducatives qui confrontent l’enfant au manque du manque : anticiper sa demande, combler ses besoins, autant de comportements qui font l’impasse sur le temps du désir et du rêve. On le retrouve aussi chez ces parents tentés par la relation de copinage et de complicité qui prive l’enfant de la présence éducative ferme et rassurante d’adultes leur posant des repères et des limites auxquels ils puissent s’opposer de façon structurante et constructive. On le retrouve encore chez ces hommes politiques qui ne cherchent plus à faire entendre raison en s’appuyant sur la réflexion, mais préfèrent faire appel à l’émotion et à la séduction. On le retrouve toujours dans une école qui laisse trop souvent croire que l’on pourrait renoncer à l’effort et à la contrainte dans l’apprentissage. Toutes choses qui se rapprochent de la dimension maternante et de la relation fusionnelle de la mère avec le bébé qu’elle a porté neuf mois durant.
Jean Gabard ne revendique par un retour à un passé ouvertement patriarcal. Il condamne fermement le machisme. Simplement, il constate que l’idéologie féministe a provoqué des dérives tout aussi destructrices. À vouloir assimiler la moindre asymétrie à une forme de domination, elle en est venue à nier toute spécificité féminine ou masculine et à transformer le père en un vague assistant maternel un peu encombrant et pas toujours très utile. L’auteur en appelle à sortir de la fusion/confusion qui marque la relation homme/femme, père/mère et parents/enfants et de la substitution de la raison par l’émotion.

 

Jacques Trémintin

19/09/2007

Rendez-vous

Concevoir de pouvoir dériver

et accepter la critique,

n’est-ce pas la meilleure façon

de montrer le caractère tolérant

et non idéologique

de sa vision du monde ? 

N’est-ce pas déjà éviter une dérive ?

Le lundi 22 octobre 2007 

Je répondrai aux questions

de Jacqueline SERS

au cours de l’émission Midi Magazine

     de 12 h 05 à 13 h 

     sur Radio Fréquence Protestante. 

Vous pourrez écouter cette émission 

     -   sur  100.7 FM

-         sur le site de Fréquence Protestante 

    www.frequenceprotestante.com/

 

  Le samedi 08 décembre 2007 

Je ferai une intervention

sur « L’évaporation de l’homme » 

lors d’un colloque

ayant pour thème :

« La maternité et l’identité masculine »

au Centre Médical Universitaire de Genève

  Programme 

Ouverture des débats avec la vidéo « LE CRI »         

Willy Pasini

          « Chevalier sans cuirasse »

Jean Gabard

          « L’évaporation de l’homme » 

Eliane Perrin

          « La décision du père face à l’avortement »

François Ansermet

         « La nouvelle paternalité »

SLAM

          (3 jeunes s’expriment sur leur identité masculine)

François-Xavier Amherdt

          « Immaculée Conception et l’identité masculine – une contradiction ? »

Cécile Daumas

          « Qui a peur du deuxième sexe ? » 

Alexis Burger

          Film « Le souffle du désert »

Discussion à trois : F.-X.Amherdt, C.Daumas et A.Burger

Discussion générale  ( avec interventions de 5 min de 2 invité(e)s pour lancer le débat)