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Blog de Jean Gabard - Page 28

  • Lectures recommandées

     

    Vous trouverez (en cliquant dans archives, à droite)

     les articles suivants

    dont je vous recommande la lecture :  

     

    -  2006 11   La différence des sexes

     

    -  2006 12   Contre l’échec scolaire

     

    -  2007 01   Sans père  ni repère (interview)

     

                         Les dérives égalitaristes concernent chaque famille

     

    -  2007 03   Lettre ouverte aux féministes

     

    -  2007 06   Une bien-pensance qui pour protéger les femmes tend à diaboliser les hommes

     

     

  • maternité et identité masculine

    La Maternité de Genève et l’identité masculine

     

     

    En 2007, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) fêtent les 100 ans de la Maternité, 100 ans d’excellence au service de la communauté genevoise. Le programme des manifestations publiques en relation avec cet anniversaire se terminera le 8 décembre par une journée de réflexion sur le thème « La Maternité de Genève et l’identité masculine ».

     

     

    Notre société a un besoin urgent de réfléchir à la position de l’homme dans une structure sociale en mouvement où la femme a su définir son rôle, ses ambitions et ses valeurs. Il est temps que les hommes se définissent par rapport à l’évolution des esprits et qu’ils se positionnent d’une façon claire et surtout positive, face au rôle qu’ils veulent s’attribuer et défendre, pas nécessairement face à la femme, mais face à la société entière et, surtout, face à eux-mêmes. La Maternité de Genève nous paraît, pour de multiples raisons, être un lieu idéal pour aborder ce sujet !

     

     

     

    Les organisateurs espèrent apporter avec ce colloque une mise au point de la situation actuelle en offrant leur tribune à un large spectre de sensibilités, pour réfléchir sur le chemin parcouru, et, peut-être, chercher une meilleure orientation pour l’avenir.

     

     

     

    Professeur Jean-Bernard Dubuisson

     

    Dr Manuella Epiney, Chef du département

     

    Dr Francesco Bianchi de Micheli, PhD de gynécologie et d’obstétrique

     

    Dr Pierre Schaefer,

     

    Hôpitaux universitaires de Genève organisateurs du colloque

     

     

     

     

    L i e u d u c o l l o q u e

     

    Centre médical universitaire (CMU), salle 250

     

    Rue Michel Servet 1, Genève – Bus : 1, 3, 5 – arrêt Claparède

     

     

     

     

     

    Interventions

     

     

     

    Willy Pasini    Le chevalier sans cuirasse

     

    Jean Gabard    L’évaporation de l’homme

     

    Eliane Perrin    La décision du père face à l’avortement

     

    François Ansermet    L’homme et le père dans la procréation

     

    François-Xavier Amherdt    La condition masculine et l’Immaculée. Un homme, une femme et Dieu?

     

    Cécile Daumas    Qui a peur du deuxième sexe ?

     

    Alexis Burger    Film Le souffle du désert

     

     

     

     Pour participer à cette journée de réflexion

     

     S’inscrire avant le 30 novembre 2007 

     

    (HUG, Département de gynécologie et d’obstétrique, Mme Sandrine Partridge Oberson, Bd de la Cluse 30,

     

    CH-1211 Genève 14)

     

    ou par fax au +41 22 372 43 80 ou par courriel à l’adresse:

     

    pierre.schaefer@bluewin.ch.

     

  • Lien Social

    LIEN SOCIAL

    Publication n° 857 du 18 octobre 2007       Livres de la semaine          Thèmes : Femme.

    Le féminisme et ses dérives. Du mâle dominant au père contesté

    Auteur(s): Jean Gabard - édition de Paris Max Chaleil, 2006 (156 p. ; 16 €)

     

    Est-il possible d’apporter une critique au féminisme, sans prendre le risque d’être traité de phallocrate réactionnaire ? C’est dans cette tentative que se lance Jean Gabard avec habileté. On trouvera toujours ici et là une affirmation qui, sortie de son contexte, pourra déclencher l’ire des bonnes consciences (comme, par exemple, la présentation comme « comparable » de la violence physique dont se rendent trop souvent coupables les hommes dans le couple et la violence psychique dont seraient responsables les femmes…).
    Pour autant, l’idée développée par l’auteur est tout à fait intéressante : si le monde est bien loin de vivre une prise du pouvoir par les femmes, il n’en subit pas moins une féminisation rampante. Pendant des milliers d’années, les valeurs présentées comme masculines ont dominé : la raison, la loi, la maîtrise, le travail, la distance, la froideur, le force, la bravoure. Insidieusement, puis de plus en plus ouvertement, d’autres valeurs dites féminines sont venues s’imposer : la sensibilité, la spontanéité, la proximité, la douceur, la tendresse, l’authenticité, la sincérité… L’émergence de ces qualités que doit posséder l’homme, pour être considéré et reconnu, relève d’une mécanisme de généralisation de ce que l’auteur appelle un « gynocentrisme ». On retrouve ce mouvement dans des pratiques éducatives qui confrontent l’enfant au manque du manque : anticiper sa demande, combler ses besoins, autant de comportements qui font l’impasse sur le temps du désir et du rêve. On le retrouve aussi chez ces parents tentés par la relation de copinage et de complicité qui prive l’enfant de la présence éducative ferme et rassurante d’adultes leur posant des repères et des limites auxquels ils puissent s’opposer de façon structurante et constructive. On le retrouve encore chez ces hommes politiques qui ne cherchent plus à faire entendre raison en s’appuyant sur la réflexion, mais préfèrent faire appel à l’émotion et à la séduction. On le retrouve toujours dans une école qui laisse trop souvent croire que l’on pourrait renoncer à l’effort et à la contrainte dans l’apprentissage. Toutes choses qui se rapprochent de la dimension maternante et de la relation fusionnelle de la mère avec le bébé qu’elle a porté neuf mois durant.
    Jean Gabard ne revendique par un retour à un passé ouvertement patriarcal. Il condamne fermement le machisme. Simplement, il constate que l’idéologie féministe a provoqué des dérives tout aussi destructrices. À vouloir assimiler la moindre asymétrie à une forme de domination, elle en est venue à nier toute spécificité féminine ou masculine et à transformer le père en un vague assistant maternel un peu encombrant et pas toujours très utile. L’auteur en appelle à sortir de la fusion/confusion qui marque la relation homme/femme, père/mère et parents/enfants et de la substitution de la raison par l’émotion.

     

    Jacques Trémintin