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29/06/2006

idéologie féministe

En écrivant ce livre qui dénonce des dérives de la pensée majoritaire, en France, je ne m’attendais pas à avoir l’approbation de tous. Si mon propos était universellement reconnu, quel aurait été l’intérêt de l’écrire ?

 

De nombreuses personnes, cependant, sans le savoir, me donnent au moins raison sur un point.  Sans parler des « Isabelle Alonso » ou autres intégristes, elles s’arrêtent la plupart du temps au titre. Elles trouvent inacceptable qu’un homme puisse traiter du féminisme et qu’il puisse lui associer le mot « dérives ». Très souvent, elles refusent de lire ne serait-ce que la quatrième de couverture. Je peux concevoir que l’on ne partage pas mon point de vue mais ces adeptes qui ne conçoivent même plus qu’ils puissent à un moment ou un autre dériver, ne sont-ils pas effectivement dans une idéologie ? Ceux qui se figent non plus dans la défense des droits légitimes des femmes mais dans le maintien des positions du féminisme (pour ne pas dire des intérêts de leur mouvement) ne sont-ils pas effectivement dans une idéologie qui plus est, conservatrice ?

 

Le militantisme est peut-être un mal nécessaire, mais quand il bloque totalement la réflexion, je crains qu’il ne fasse davantage de mal que de bien. Mon propos, même s’il peut-être parfois trop virulent, n’est pas un propos partisan. Je n’ai rien à défendre, si ce n’est ma liberté de pensée et de m’exprimer et rien à gagner si ce n’est le plaisir d’avancer dans la réflexion en étant le plus honnête possible avec moi-même et avec les autres. Si je dérive, je sais que l’on ne manquera pas de me le faire remarquer. Tant mieux !

 

Je reste ouvert au dialogue, (je dis bien au dialogue). Vous avez mes adresses (site blog mail) pour le favoriser dans la mesure où il ne m’est pas possible de vous rencontrer tous. A bientôt. 

 

 

 

08:30 Écrit par jeangabard | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook

Commentaires

Bonjour,
Vous caricaturez un mouvement pluriel. Le féminisme est un humanisme, je regrette que vous défendiez votre "liberté de pensée" en chargeant un mouvement particulièrement méprisé et ridiculisé. L'une des rhétoriques majeures de ce genre de position "courageuse" est de faire de l'ennemi un épouvantail. Où voyez vous la victoire du féminisme idéologique (et non légaliste) dans la reproduction permanente de "la femme", objet ou différente? Votre livre lui-même y contribue: ce que demande un mouvement humaniste n'est pas d'être traité comme êtres spécifiques, il ne s'agit pas d'une revendication pour la féminitude (référence à la négritude). Je vous propose de changer votre petit dessin de garde: LIBERTE, EGALITE, SOLIDARITE. C'est en être humain dont on ignore a priori le sexe que les féministes humanistes veulent que l'on traite les femmes, ni en homme, ni en femelle, ni même en androgyne.
Vous ne renoncez à aucun moment aux dogmes patriarcaux: le père comme repère, la femme comme essence, la différence des sexes comme valeur symbolique (et symboligène) "naturelle". Où est votre prétendu féminisme? on croirait lire un psychanalyste ou un un de ces adhérants de la droite tradi qui fourmille dans les domaines fort de la culture (histoire, droit, linguistique, philosophie et philologie...). Vous ne pouvez discuter tout le mouvement féministe avec ce genre de postulats inquestionnés.
Je vous invite à lire les féministes humanistes: Christine Delphy, Colette Guillaumin, Paola Tabet, ...
Tentez le saut épistémologique et cosmogonique du millénaire: allez au-delà du binaire (construit) de la notion d'humain.
annie

Écrit par : annie | 14/07/2006

Annie
Je ne vois pas comment je peux caricaturer un mouvement pluriel dans un livre qui ne traite pas des mouvements féministes mais de l’idéologie féministe. Ce que j’appelle « idéologie féministe » n’est pas une caricature mais au contraire la pensée de base qu’il est possible de retrouver dans tous les programmes des mouvements féministes d’aujourd’hui et dans la pensée d’une grande majorité de la population dans les pays occidentaux. Ce serait plutôt un dénominateur commun.
Votre phrase : « C'est en être humain dont on ignore a priori le sexe que les féministes humanistes veulent que l'on traite les femmes, ni en homme, ni en femelle, ni même en androgyne. » apparemment anodine est, par exemple, une des bases de l’idéologie féministe que je dénonce. Il n’y a là rien de caricatural et pourtant je ne peux partager ce point de vue. (Je ne me préoccupe pas d’être ou non féministe, d’ailleurs pourquoi faudrait-il l’être ? N’y aurait-il pas de salut en dehors du féminisme ? N’est-ce pas une pensée binaire de ne voir que le féminisme ou les forces du mal ? N’est-ce pas là encore la preuve que cette pensée dite moderne est une idéologie ?) Pour moi, une femme est un être humain, certes, mais n’est pas un être humain dont je peux ignorer le sexe. Si je ne faisais pas la différence, je ne suis d’ailleurs pas sûr que la plupart des femmes l’apprécieraient elles-mêmes. Mon comportement, et j’espère le sien, sera différent parce que c’est une femme et parce que je suis un homme. D’ailleurs la majorité des femmes se comportent comme moi. (Quand je vais dans les toilettes, je vais dans les toilettes pour hommes. Si je me trompe, ce n’est pas moi qui suis le plus gêné. Pourquoi ? Est-ce simplement l’effet d’un conditionnement à attribuer à la société machiste ?) Personnellement je ne ferai pas de différence entre un homme et une femme le jour où les hommes mettront aussi les enfants au monde ! J’espère que ce n’est pas demain la veille ! (Suis-je trop influencé par la psychanalyse ?)
Effectivement cette différenciation était présent dans la société patriarcale traditionnelle. Mais est-ce la société patriarcale qui est à remettre en cause ou la façon dont les hommes s’en sont servis pour dominer les femmes ? Je suis effectivement plus attaché à une société patriarcale (qu’à une société « maternisée ») dans la mesure où elle est une société où les « pères » ont leur place. Pour arriver à ce type de société, il ne s’agit pas de revenir en arrière à un moment où les hommes ne se conduisaient pas en « pères » (qui disaient la loi) mais en dictateurs (qui la faisaient). Au contraire il va falloir faire un sacré bond en avant et sortir de notre crise d’adolescence dans laquelle nous sommes encore et où nous continuons de rejeter tout ce que nos ancêtres nous ont appris parce qu’ils se sont fourvoyés dans l’application de leurs principes (qui n’étaient pas forcément tous mauvais). Accepter la fonction de « père » ne sera certainement pas facile ni pour les femmes… ni pour les hommes…
Jean GABARD http://www.jeangabard.com

Écrit par : Jean GABARD | 20/07/2006

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