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Intégrer la loi pour éviter l'enfant-roi

 



 

 


Mieux vaut reconnaître nos différences que prétendre qu’elles n’existent pas et ne pas survivre aux tensions qu’elles engendrent !


Jacques Arènes




Si j'avais su qu'en étant à gauche on devait être pour le mariage et l'adoption pour tous et qu'en étant à droite on devait être contre, cela m'aurait évité de réfléchir ...



Après la conférence à Fougères

sur "la place des pères et des mères

dans l'éducation des enfants",


j'interviens à la Roche sur Yon

 

A la salle du Moulin Rouge à La Chaize le Vicomte


sur "la théorie du genre et ses conséquences"



le lundi 24 juin 2013 à 20h


 




Aux  Journées Nationales d'études et de formation

UFNAFAAM  à PARIS    6-7 avril 2013

 (Union Fédérative Nationale des Associations de Familles d’Accueil et Assistantes Maternelles)

 

J’interviens le dimanche 7 avril 2013 de 9h à 12h30

à l’atelier « Séparation et socialisation ».

 

L’occasion de développer ce qu’a pu être la fonction séparatrice, ce qu’elle est devenue et ce qu’elle peut être… 






Le mardi 28 mars 2013 à 20h

j'anime une conférence débat

"Etre père aujourd'hui"

à Boën sur Lignon


Maison des Permanences, rue de Lyon

     Contact : 04 77 97 72 48


Avec l'évolution de la démocratie, quelle est la nouvelle place des pères dans la famille, dans l'éducation des enfants ? ...




La conférence-débat sur

La place des pères et des mères

pour faire intégrer les limites

que je devais animer à

 

Saint-Genis les Ollières

le mardi 19 mars 2013

 

est reportée

en janvier 2014


 

 




 

 

https://www.facebook.com/jeangabardofficiel

 

 

" Séparation "

Sujet important que j’aborderai aux journées d’études et de formation

de l’UFNAFAAM




Le féminisme et ses dérives


Vous pouvez visionner l’émission de la RTBF « En quête de sens » où je suis interviewé par  Jacques Lemaire, en cliquant  sur le lien suivant :

http://www.youtube.com/watch?v=E4ZaQ-5-iFM&feature=player_detailpage





Réflexion sur la masculinité : être un homme aujourd’hui

 

Vous pouvez visionner l’émission de la RTBF, « En quête de sens » de « La Pensée et les Hommes », à laquelle j’ai participé avec  Jean-Paul Van Wettere, en cliquant  sur le lien suivant :

 

http://www.youtube.com/watch?v=mp1a35kR4-Q 



Faire intégrer la loi pour éviter l'enfant-roi

Comment jouer les fonctions de père et de mère

pour que les enfants intègrent les limites ?

 

La remise en cause des sociétés patriarcales a permis, dans les pays occidentaux, d’inscrire dans la loi et avec l’approbation d’une très grande majorité des populations, l’égalité entre les hommes et les femmes. Ces conquêtes féministes ont bouleversé la place de l'homme et de la femme dans la famille. Les rôles traditionnels sexistes ont été abandonnés et si le partage des tâches n'est pas encore totalement équilibré, il est possible de dire, que les hommes passent beaucoup plus de temps qu'avant à s'occuper de leurs enfants et le font beaucoup mieux.  L'éducation de ces derniers est même devenue une priorité pour les parents modernes soucieux de leur assurer le meilleur avenir possible. Et pourtant, les parents, les assistants maternels, les enseignants, les éducateurs sont confrontés, de plus en plus, à des enfants difficiles à gérer... ! Alors, est-ce une fatalité ? ...

 

  Pendant des siècles, les rôles des hommes et des femmes ont été cadrés avec rigueur par la société patriarcale. Depuis le XVème siècle, celle-ci a été contestée par une vision du monde que l’on peut appeler « féministe » dans la mesure où elle est totalement  opposée à l’autoritarisme et au sexisme des hommes au pouvoir. Elle a favorisé la montée des idées libérales et avec elles  des idées démocratiques.

 

 

La démocratie a fait d'énormes progrès ces 50 dernières années. Elle reste malgré tout encore difficile à exercer dans la famille et dans l’éducation des enfants. L’interprétation des valeurs de liberté et d’égalité conjuguée à une certaine culpabilité de l’homme ne simplifie pas la tâche. Faire intégrer les limites indispensables aux enfants est ainsi devenu de plus en plus problématique et les conséquences sont visibles à l’école et dans toute la société.

 

Les règles ne sont plus aujourd’hui dictées à tous par des autorités incontestables. Considérées comme des obstacles à la liberté, elles sont soit oubliées, soit inventées dans l’instant et suivant des impressions personnelles. S’il semble difficile de les concevoir, il est encore plus difficile de les fixer et de savoir non seulement  comment mais par qui.

 

La loi donne maintenant l’autorité « aux pères et aux mères ». En ne disant pas encore « aux parents », mais « aux pères et aux mères », cette loi pointe nettement la différence des sexes que l’idéologie égalitariste a parfois des difficultés à assumer. Et pourtant, la petite fille mise au monde par une personne du même sexe qu’elle et le petit garçon né d’une personne du sexe opposé n’ont pas le même rapport avec la maman qui leur a tout apporté et qui pour cela est perçue toute-puissante. Quand, en découvrant la différence des sexes, l’une se sent, comme sa référence, hors des limites, l’autre souffrira de ne plus pouvoir s’identifier à son modèle premier. Pour supporter cette castration psychique primaire, il a besoin de la refouler en se prouvant qu’il n’a jamais voulu devenir comme sa maman et qu’il n’a donc aucune raison de souffrir. Pour cela, il lui faut dénier sa fascination pour le féminin et se persuader qu’il est préférable d’être un garçon. Ceci l’amène à exhiber ses attributs masculins et à dénigrer ce qui appartient à la féminité. Si ce machisme grotesque n’a pas lieu d’être cautionné par l’adulte, il est pourtant indispensable pour l’enfant qui a besoin, à ce moment, de trouver un modèle d’homme dont il est fier pour pouvoir sortir de sa sidération de la femme et se construire différemment.

 

Cette structuration différente du psychisme conditionne le rapport à la loi. La  maman n’est perçue ni comme le papa et ni pareillement par les petits garçons et par les petites filles. Fantasmée toute-puissante, elle ne peut jouer les mêmes fonctions symboliques que le père. Ce qu’elle fait et dit est toujours interprété différemment par le  tout petit enfant qui, s’il peut enregistrer énormément de sensations n’a pas encore les moyens de tout comprendre. Cette maman peut tout à fait faire preuve de sévérité. Si elle fixe seule des limites sans faire intervenir un tiers, l’enfant peut lui obéir mais cherche surtout à lui faire plaisir pour ne pas la perdre. Son but est de la copier pour rester dans la toute-puissance avec elle. Quand la maman veut le limiter, l’enfant lui n’a en fait qu’une idée : l’imiter. Et même s’il ne ressent pas un chantage affectif, il n’est jamais question de loi à respecter puisque  les mots viennent d’un lieu où, pour lui, la limite n’existe pas. Il reste hors la loi (contrairement à l’enfant victime de l’autoritarisme qui peut la rejeter, lui, ne la connaît pas !).

 

Le compagnon (qui n’est pas forcément le géniteur ou le papa) n’a pas mis au monde l’enfant et a « neuf mois de retard ». Il n’est pas perçu tout-puissant. Il peut faire intégrer les limites aux enfants. Pour cela il doit non seulement jouer la fonction symbolique de père en disant la loi mais aussi être écouté. Et il ne le sera que s’il est nommé père et donc valorisé par la mère.

En consentant à se présenter comme quelqu’un qui écoute le père,  la maman entre alors dans la fonction de mère. En lui donnant l’autorité, elle signifie à l’enfant qu’elle n’est pas toute-puissante puisqu’elle manque et qu’elle a besoin de quelqu’un. Cet homme mérite alors d’être écouté et la loi à laquelle il se plie et qu’il se contente de dire (il ne s’agit pas de faire sa loi), sera plus facile à accepter. L’exemple de ses parents acceptant leur non toute-puissance (L’homme au pouvoir absolu ne peut être dans la fonction de père) permettra  aussi à l’enfant de mieux assumer sa propre castration.

 

Il semble donc que le tout petit enfant qui ne voit pas la réalité comme l’adulte, ait besoin de ce jeu pour intégrer la loi dans les premières années. Ce n’est que s’il l’assimile à cet âge, qu’il pourra, par la suite et après des années d’explications,  comprendre que la loi puisse être dite aussi par la mère. Si la tendance est de le considérer très vite comme un grand, lui n’aspire qu’à fusionner avec sa maman. De même qu’il a eu des difficultés à supporter que sa maman ait eu besoin d’un homme pour enfanter (le mythe de la vierge Marie), il résiste longtemps à admettre que sa maman puisse être limitée et dans la loi. C’est en effet, pour lui, assumer qu’il n’est pas tout-puissant alors qu’il veut rester l’enfant-roi sans contrainte !  C’est pour cela qu’il reste longtemps  nécessaire de répéter ce qui n’est qu’un jeu.

 

La maman pouvait parfois se soumettre par obligation et faire de l’homme un ennemi à l’autoritarisme inefficace. Elle doit aujourd’hui faire jouer ce jeu à un homme qui doit s’efforcer de se faire aimer pour le mériter, parce que c’est nécessaire pour l’éducation des enfants et pour bien vivre ensemble.

 

 

La différence des sexes est une limite qui n’autorise pas les discriminations. Lorsqu’elle est assumée et donc gérée, elle permet aux hommes et aux femmes d’entrer en relation, de se structurer et de grandir. Elle n’est pas la cause ou la conséquence de la guerre des sexes mais au contraire source de liberté !

 

 

Jean GABARD 

Auteur de « Le féminisme et ses dérives – Rendre un père à l’enfant-roi »,

Les Editions de Paris, réédition novembre 2011  (à offrir aux pères et aux mères, aux éducateurs …)

 

Vous avez le projet d’organiser un moment de réflexion sur ce sujet, contactez-moi, nous affinerons ensemble le thème à traiter et les modalités de l’intervention.

Commentaires

  • Avoir un blogue souvent à jour est très important pour conserver le contact avec ces internautes, tout comme les commentaires c'est pour ça que on vous laisse cette remarque pour vous encourager.

  • WOW, ça c'est un bon article, que et il vous laisse tout de suite un commentaire

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