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19/03/2007

extraits différence de fonction

 

 

 

L’humain est troublé par la différence. Comme le remarque Tony Anatrella : « L’inconscient est hostile à l’altérité et à toute différence [1]. » La nature humaine a tendance à rechercher l’unité qui favorise l’harmonie. Quand l’individu rencontre des personnes qui ne lui sont pas étrangères, il se sent « normal » et cela le tranquillise. « L’étrangèreté » [2] au contraire le dérange. Si d’autres ont la possibilité d’être différents, il se met à douter. Il se demande s’il a raison d’être ce qu’il est et il n’a pas de réponse qui le conforterait sur sa « normalité ». Si un léger questionnement peut favoriser sa réflexion, trop d’interrogations conduisent à le déstabiliser. Pour résoudre leurs angoisses, des humains ont toujours trouvé des solutions faciles. En faisant de la différence un défaut, les racistes s’évitent une remise en cause et se donnent le droit de se défouler en haïssant. En choisissant d’inférioriser les femmes qui les intriguent, les hommes sexistes se rassurent sur leur identité et légitiment ainsi leurs pouvoirs.

 

     Parce que l’idéologie machiste n’a pu s’empêcher de déduire de la différence des sexes une supériorité des uns sur les autres, la nouvelle idéologie « féministe » refuse à juste titre ce sexisme mais devient égalitariste en niant toutes différences.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La nouvelle idéologie « féministe » fait de l’égalité en droit un droit à l’égalité. Elle confond la différence inévitable des sexes, et les règles traditionnelles mises en place pour en tenir compte. Parce qu’elles ont été détournées par les hommes pour servir leur domination, elles ont été logiquement la cible de l’idéologie « féministe ». Celle-ci, cependant n’a pas cherché à les corriger mais les a tout bonnement supprimées en prétextant la nullité des lois de la nature. Avec cette suppression de toutes les contraintes, appelée « libération », tout se passe comme si, les lois de la pesanteur étant perçues trop contraignantes, l’idéologie « féministe » décidait qu’il était possible de voler sans en tenir compte.

 

 

 

 

 

 

La fonction du père est un don de la mère

 

 

 

 

 

 

La fonction de père détournée pendant des siècles par l’homme-enfant qui avait besoin de se rassurer, est aujourd’hui abandonnée par l’homme-adolescent qui a envie de se retrouver lui-même et profiter de plaisirs conviviaux. Il n’y a plus de père ni de mère mais simplement des papas et des mamans. Le choix de la facilité cependant, ne permet pas de sortir d’un rapport enfantin pour accéder à une véritable relation, ni ne procure la paix escomptée.

 

       Devenir Homme et capable de jouer la fonction de père (et de mari) relève d’un long travail, tout aussi exigeant que celui de devenir Femme et apte à jouer la fonction de mère (et d’épouse). En effet « toute détermination est négation » [3] pour l’homme comme pour la femme.

 



[1] Tony Anatrella, Le sexe oublié, Flammarion, 1990.

[2] Renaud Camus, Du sens, P.O.L., 2002.

[3] Spinoza, Lettre à Jarig Jelles, La Haye, le 2 juin 1674.

21:28 Écrit par jeangabard | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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