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30/08/2017

La différence des sexes ?

 

« Peu de gens sont assez sages pour préférer la critique qui leur est utile à la louange qui les trahit. »

 

F de la Rochefoucauld

 

 

17/10/17

 

"Égalité Hommes / Femmes :

             c'est pour quand ?"

 

 Le débat dans l’émission flashtalk de LCP FranceÔ France Info n'a pas vraiment eu lieu !

A cette question  "Égalité Hommes / Femmes : c'est pour quand ?" ,

j'ai répondu que j'espérais que l'égalité Hommes / Femmes n'arriverait jamais. J'ai dit que j'étais contre l'égalité Hommes / Femmes parce qu'elle était impossible et que j'étais par contre pour l'égalité en droits qu'il fallait à tout prix faire respecter.

Les réponses n'ont pas porté sur le choix entre égalité réelle ou égalité en droits mais entre égalité réelle et injustice.

Où y-a-t-il alors débat puisque aujourd'hui personne ne peut dire qu'il n'y a pas d'injustice et pas de sexisme, que tout le monde se dit aujourd'hui pour la justice et que si une personne osait penser le contraire, elle ne pourrait pas le dire en public, tellement c'est aujourd'hui inacceptable.

 Me répondre comme si j'avais dit que j'étais pour l'injustice a permis d'éviter le véritable débat : "égalité réelle ou égalité en droits ?" ou le débat : "toute inégalité est-elle une injustice ?" ou encore plus précisément : "toute inégalité vient-elle de la construction sociale ?"

Le débat aurait alors porté sur le postulat de l'idéologie du genre, qui est pour moi une dérive, disant que toute inégalité est la conséquence de la construction sociale et donc une injustice. J’aurais alors pu montrer que ce postulat ne peut pas être une « théorie du genre » car il est assez facile de démontrer qu'il est faux, puisque les différences Hommes / Femmes viennent de la construction sociale (qui peut le nier) mais pas uniquement. Les différences biologiques et notamment les hormones ont une influence sur les comportements et donc sur les résultats. Il en est de même des différences de structuration du psychisme dans les premières années des enfants. Cette structuration du psychisme n'est pas dépendante de la culture. Elle est la même dans toutes les civilisations quel que soit le lieu ou l'époque.

Si en effet, offrir un camion ou une poupée peut avoir de l'influence sur l'avenir d'un enfant, est-ce que le fait de naître dans un corps de femme d'une personne du même sexe ou dans un corps d'homme d'une personne du sexe opposé n'en a pas au moins autant ?

 Malheureusement ce débat n’a pratiquement jamais lieu. Il est beaucoup plus facile de me faire passer (même parfois en allant jusqu'à faire de fausses citations) pour un macho et un réactionnaire (et de se persuader ainsi que l'on a raison puisque alors je ne pourrais qu'avoir tort) plutôt que de se poser des questions et d'essayer d'y répondre ...  Dommage !  Dommage pour la démocratie !

 

 

 

16/10/17

Quelques tweets d'octobre 2017

 

 

Difficile de dire qu'il ne faut pas confondre en droits et égalité, inégalité et injustice. Inacceptable pour l'idéologie dominante

 

Il faut absolument l'égalité en droits parce que l' est impossible

 

Pour croire en l' il faut se persuader que toute différence entre hommes et femmes vient de la construction sociale

 

Les différences F H viennent de la construction social sexiste, des différences biologiques et de la structuration du psychisme

 

En réclamant l' réelle et non EN DROITS on s'empêche de mieux connaître nos différences et d'apprendre à les gérer

 

Il y a quand on trouve anormale la différence de l'autre sexe et que toute inégalité devient injustice

 

 

 

En se persuadant qu’une personne avec laquelle ils ne sont à priori pas d'accord, est sexiste et réactionnaire, beaucoup se persuadent qu’ils ne peuvent qu’avoir raison.

Cela leur évite de lire les propos de cette personne, de découvrir d’autres points de vue et de se poser des questions.

 

 

30/08/17

La différence des sexes !  comment ? pourquoi ?

 

Quelle que soit la période de l’histoire à laquelle il appartienne, l’homme a besoin de dénier l’image de la femme idéale qui s’est gravée au plus profond de son être depuis sa venue au monde.

     Le ventre de la génitrice est pour tout enfant l’univers avec lequel il se confond, un milieu en apesanteur où tous ses besoins sont satisfaits sans avoir à faire d’efforts, sans même avoir à demander. Après « la chute du paradis » qu’est la naissance et dont l’humain garde la culpabilité, le bébé reste encore dans la fusion-confusion avec sa maman, « dans une situation de dyade, un état mental communautaire [1] ». Dans ces premiers jours de la vie où se forme la psyché et la vision du monde, l’enfant (garçon ou fille) vit une première expérience d’amour inoubliable avec sa maman. Il se complaît dans cette « fusion » et c’est en la perdant qu’il réalise combien elle était source de plaisir. La moindre distance lui apparaît extrêmement douloureuse et lui fait réaliser sa dépendance. Il se rend compte combien cette personne est indispensable pour lui et il la ressent formidablement et effroyablement toute-puissante. Alors qu’il découvre la dualité et le monde, l’univers qu’il a quitté lui apparaît a posteriori paradisiaque.  Pour lui, seule une divinité a pu lui apporter ce « paradis ». L’enfant garde dans son inconscient cette image de la déesse créatrice omnipotente qui ne peut avoir mis au monde qu’un dieu tout-puissant. Il se refuse, même en grandissant, à en faire le deuil et reste dans la nostalgie : « Cette première phase, remarque Gérard Mendel, est ineffaçable chez l’homme adulte [2].» Cette image, qui se retrouve dans de nombreux mythes, (Gaïa engendre seule Ouranos, la Vierge Marie…) est une vision fantasmée de la mère que l’humain reporte sur toutes les femmes capables d’enfanter. Ainsi, tout au long de sa vie, il voit dans toute femme qu’il rencontre, non pas une femme telle qu’elle est, mais « La femme » de ses fantasmes. Lacan, voulant rappeler à l’humain que sa vision des femmes est déformée, disait en provoquant : « La femme n’existe pas ». 

     L’image de la femme suscite à la fois fascination et terreur, attirance et rejet. Ces réactions ambivalentes évoluent différemment chez le petit garçon et la petite fille, à partir du moment où dans la relation triangulaire avec la maman et l’homme présent, ils vont entendre la différence des sexes avant de la percevoir. (Lorsque les parents parlent du garçon et du papa, ils disent «il» alors que lorsqu’ils parlent de la maman et de la fille, ils disent «elle».)

     La petite fille s’aperçoit, en face de la maman qu’elle considère comme une déesse, qu’elle n’est pas elle-même cette déesse. Cependant, elle réalise qu’elle appartient au même sexe et qu’elle va devenir capable d’accomplir à son tour le miracle de la « création ». Elle croit qu’elle possède en elle cette toute-puissance qui ne demande qu’à s’affirmer avec l’âge. En voyant le regard émerveillé de l’homme se poser sur elle et en mettant au monde un enfant, elle obtiendra la confirmation qu’elle est bien « La femme ».  Pour Aldo Naouri, « La mère, enveloppe initiale de la vie qui a poussé en elle, ne cessera pas, en effet, tout au long de la vie de son enfant, d’être perçue par lui comme telle et surtout de se croire elle-même vouée à n’être, de quantité de façons, rien d’autre que cela [3]. »

     Pour le garçon, la situation est tout autre. Il réalise qu’il n’est pas comme sa maman et qu’il ne pourra jamais le devenir. Il va devoir renoncer au modèle auquel il s’est identifié dès le début dans la fusion-confusion. Il se voit contraint « d’encaisser » un terrible interdit : renoncer à la toute-puissance qui l’envoûte. Il est ainsi très tôt, avant d’en avoir conscience, jeté dans la loi. C’est pour lui une castration psychique qu’il ne peut endurer qu’en la refoulant.  Elle est aussi brutale que l’a été l’intervention du chromosome Y pour ne pas donner une gonade femelle, aussi violente que l’action de la testostérone pour en faire un mâle : le bébé mâle n’est pas conçu homme, il le devient et c’est un arrachement.

     La découverte de la différence des sexes entraîne une structuration différente du psychisme chez le petit garçon et chez la petite fille. Pour pouvoir supporter la castration, le garçon l’ignore : il veut croire qu’il n’a aucune raison de souffrir de cet interdit en essayant de se persuader qu’il n’a jamais souhaité être comme sa maman. Alors qu’il est toujours fasciné par « La femme », il cherche à se prouver qu’il ne l’est pas, en déniant la valeur de celle-ci. Il insiste au contraire sur les bienfaits d’être un garçon. Concrètement, le petit garçon exhibe avec fierté son « zizi » et profère avec virulence que « toutes les filles sont nulles ». Ce refoulement est vital pour lui : il lui permet de pouvoir regarder ailleurs d’autres modèles masculins et ainsi de pouvoir se construire différemment de sa maman. Il reste nécessaire tout le temps de sa construction d’homme et perdure jusqu’à ce qu’il arrive à assumer sa non toute-puissance.

    

 

[1] Didier Dumas, Sans père et sans parole. La place du père dans l’équilibre de l’enfant, Hachettes Littératures, 1999.

[2] Gérard Mendel, Apprendre à vivre avec l’incertitude, Editions Robert Laffont, collection « Réponses », 1979.

[3] Aldo Naouri, Le couple et l’enfant, Editions Odile Jacob, 1995.

 

 

 

 

Mon intervention

 

au colloque

des 43emes Assises Nationales

                           des Sages-femmes

 

où il est question

d’éducation,

de « parentalité »,

de « paternalité »,

de différence des sexes,

d’autorité

 

est maintenant visible sur le lien ci-dessous :

 

http://www.colloque-tv.com/colloques/43emes-assises-nationales-des-sages-femmes/paternalit%C3%A9

 

 

 

Merci de votre écoute (possibilité de faire suivre)

 

 

18:04 Écrit par jeangabard | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook