Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/10/2011

Rendre un père à l'enfant-roi

"C'est une chose de penser que l'on est sur le bon chemin, une autre de croire que ce chemin est le seul".

(Paolo Coelho)


 

Le 25 janvier 2012 à 19:00 h à l'Antre Autre Café, 11 rue Terme 69001 Lyon,

Je participerai au débat proposé par le Café Citoyen de Lyon

Doit-on faire de l'éducation des enfants, une priorité?

avec Philippe Meirieu

 

Contacter l'animateur :

Alain Fabre - 06 14 71 32 74 - lescafescitoyensdelyon@gmail.com

http://www.cafes-citoyens.fr/arcadies/lyon


LE FÉMINISME ET SES DÉRIVES

Rendre un père à l’enfant-roi

 

 

JEAN GABARD

Les ÉDITIONS de PARIS

MAX CHALEIL

 

 

En librairie le 04/11/2011

 

 

 

 

Avant-propos

 

Dans les années 1980-1990, il fallait être insensé pour oser émettre une critique du féminisme.

En 2006, à la parution de l’essai dénonçant des dérives dans le féminisme, beaucoup, attirés pourtant par la belle Sabine du tableau de David, en couverture, l’ont rejeté avec dégoût après avoir lu le titre : « Le féminisme et ses dérives ». Comment oser parler de dérives du féminisme alors que les femmes, dans les pays occidentaux, viennent tout juste d’obtenir l’égalité en droits et que les lois, très souvent, ne sont pas respectées ? Comment oser parler de dérives du féminisme alors que les injustices et même les crimes sexistes sont encore tellement nombreux ? Et puis « comment le féminisme pourrait-il dériver ? »… Il n’était même pas question de lire le sous-titre, « Du mâle dominant au père contesté » qui, constatant la chute du père, annonçait pourtant clairement l’intention de ne pas revenir au « mâle dominant ». Mais c’en était déjà trop ! Après « Fausse Route » d’Elisabeth Badinter ou « Le premier sexe » d’Eric Zemmour, ce devait être encore un nouveau pamphlet contre les féministes, symptomatique de cette période de « contre-offensive patriarcale » (« backlasch ») … Alors pourquoi perdre son temps à survoler ne seraient-ce que les quelques lignes de la quatrième de couverture ? L’auteur ?  Certainement un de ces hommes aigris, incapables d’accompagner l’émancipation des femmes, un de ces « masculinistes antiféministes », un de ces nouveaux réactionnaires qui craignent pour leurs privilèges ! A oublier au plus vite et, au nom de la défense des valeurs démocratiques, à empêcher de s’exprimer davantage ! Et en effet de nombreux projets de conférences-débats animées par l’auteur sur un des thèmes majeurs de l’essai -l’éducation des enfants- sont ainsi annulés, pressions faites auprès des organisateurs, des maires, des conseils généraux, pour les faire avorter ! Pourtant l’auteur insiste et des associations le réclament et lui donnent la parole. Si à sa première conférence-débat donnée bénévolement sur les terres de son enfance il n’y a que 10 personnes, d’autres animations suivent avec chaque fois davantage de participants. Le nom de Jean Gabard et le titre de l’essai apparaissent dans les journaux. Les commentaires des journalistes éveillent la curiosité. La participation à une émission de TV grand public sur le féminisme, même s’il est invité « pour faire le spectacle », fait alors connaître Jean Gabard au niveau national. Elle lui permet d’être reconnu non pas comme polémiste farfelu mais comme critique aux remarques pertinentes face à une coalition d’adversaires qui, il est vrai, en ont fait si peu ce jour là, sur ce sujet d’actualité. Cette réputation nouvelle lui attire aussi une volée d’attaques. Les plus virulentes s’en prennent d’ailleurs davantage à des pensées misogynes et réactionnaires qu’on lui prête pour le dénigrer plus facilement qu’à ce que l’auteur-conférencier expose clairement…  Et pour cause ! Elles sont souvent le fait de passionnés qui n’ont ni lu le livre ni suivi les conférences et qui n’acceptent pas la moindre remise en cause de leur idéologie...

Les conférences sont maintenant animées en France, en Suisse, en Belgique avec chaque fois des participants qui peuvent être dubitatifs ou approbateurs mais qui se sentent concernés et interpelés par le discours qu’ils entendent et qui leur semble intéressant. Les débats qui s’en suivent, vivants et riches de questions, permettent à la réflexion de se poursuivre… Jean Gabard est même maintenant présenté et apprécié non seulement comme « spécialiste de la question des pères » mais comme « un conférencier qui décoiffe » !

Après d’autres émissions à la télévision, sur des radios nationales, régionales des articles, repris par de nombreux sites, l’envie d’en savoir plus fait vendre le livre … 

Il est aujourd’hui réédité car il n’a, en effet, pas pris une ride !

Les questions qu’il soulève n’ont jamais été autant d’actualité pour les personnes qui s’occupent de près ou de loin des jeunes générations En effet, l’éducation et même l’instruction apparaissent de plus en plus difficiles à transmettre que ce soit dans les familles ou à l’école. De nombreux enfants pouvant paraître totalement épanouis posent question aujourd’hui. Nous voyons tous les jours dans l’actualité des exemples d’affrontements entre bandes rivales, des violences gratuites, des actes de délinquance, de vandalisme, des jeux tragiques, des suicides … et ceci chez des populations de plus en plus jeunes. Ces phénomènes ne cessent de s’amplifier avec toujours les mêmes données : celles qui étaient déjà analysées en 2006 et qui se confirment aujourd’hui.

Le libéralisme et le féminisme ont permis à la démocratie de se développer dans le couple et dans la famille. Les pater familias dominateurs et froids ont pratiquement disparu et ont laissé la place à des papas plus présents, plus affectueux. Malgré une préoccupation accrue des parents, les enfants ont cependant des difficultés à intégrer les limites, indispensables pour se structurer. Des enfants-rois, manquant de repère et difficiles à gérer peuvent  adopter des comportements à risques voire délinquants pour se sentir exister. D’autres restent d’éternels adolescents ayant peur de prendre des engagements personnels et prêts à suivre les slogans simplistes et racoleurs du premier groupe venu qui leur fournira un espoir et une  sécurité. 

Les difficultés d’éducation des enfants sèment la discorde dans les couples désarmés qui cherchent désespérément du sens à leur vie. L’incompréhension devant la différence de l’autre, mal connue ou déniée, accentue les craintes et les sujets de disputes. Nombreux sont les hommes et les femmes qui ne savent plus comment vivre avec l’autre sexe. Alors que la famille reste une valeur importante, le pourcentage des séparations et du nombre d’enfants ne vivant plus avec ses deux géniteurs a encore augmenté.

 

 

Dans la crise qui semble dépasser notre société « adulescente », la recherche du plaisir dans l’individualisme et la consommation (qui devient problématique pour certains), ne fait qu’accroître la frustration que l’on n’a plus appris à assumer. Les révoltes et l’insécurité qu’elles créent, la solitude et le sentiment d’impuissance qui en découlent, rendent encore plus attrayants les discours de  guides charismatiques qui nous promettent un « ordre nouveau » et valorisent nos « égo » de mécontents sans projet en nous laissant croire « qu’ensemble tout est possible »

Le risque existe bel et bien mais il n’y a pas de fatalité !  

 

Cet essai ne donne pas de nouvelles « recettes miracle » mais il explique comment et pourquoi notre société en est arrivée là où elle se trouve actuellement. En pointant précisément notre position dans l’évolution, il permet de mieux la comprendre, de sortir du fatalisme et de réfléchir à d’autres possibilités. Il brise en effet la dictature de la pensée binaire imposant soit le repli inefficace et impossible sur des positions connues et sécurisantes, soit la fuite en avant irréaliste et dangereuse dans des tractations malvenues mais séduisantes. Loin de partager la nostalgie de la société patriarcale traditionnelle ou les illusions féministes dites « modernes », en opposition mais sur le même axe, ce livre pointe les confusions et les faux pas à éviter. Il propose d’autres voies et des projets pour avancer dans le « bon » sens.

Il est en effet temps d’inventer une alternative aux deux idéologies, l’une réactionnaire et l’autre utopique qui s’affrontent et s’entretiennent, si nous ne voulons pas sombrer dans un désenchantement propice à la montée des extrêmes, ceux-là mêmes que nous voyons déjà se manifester de plus en plus ouvertement dans les comportements sociaux, dans les mouvements politiques et qui risquent de s’exprimer beaucoup plus violemment, si nous n’inventons rien pour créer du lien et donner envie de vivre ensemble.

Ce livre est plus que jamais d’actualité. S’il était possible d’émettre un souhait, ce serait que très vite il ne le soit plus…




 

 

 parmi les prochaines interventions

lundi 21/11/11 sur France Bleu Creuse 14h-14h30

jeudi 24/11/11 conférence à Lyon, APEL du Rhône

samedi 10/12/11 conférence à Lyon Foyer les Terrasses

lundi 12/12/11 conférence à Blacé, organisée

par l’ASSOCIATION DES FAMILLES BLACE / ST JULIEN / SALLES

et l'UDAF du Rhône.

22:58 Écrit par jeangabard | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

Les commentaires sont fermés.